Vie locale - Que deviennent les objets perdus dans les trains ?

Vous venez de prendre le train et vous ne retrouvez plus votre trousseau de clés ou votre GSM? Avec un peu de chance vous le retrouverez dans l’un des 18 dépôts objets perdus dont dispose la SNCB partout dans le pays. Le plus impressionnant reste celui de la Gare du Midi à Bruxelles. C’est ici qu’échouent un maximum d’objets perdus en provenance de toute la Belgique. «Pour environ un tiers des trains, Bruxelles-Midi est le terminus. Il y a donc une fouille et un nettoyage à la fin du trajet et c’est là qu’on récupère le plus d’objets», explique Thierry Ney, porte-parole de la SNCB.

En 2016, 32.556 objets perdus ont été recensés en Belgique. Derrière Bruxelles-Midi, en tête du classement, on retrouve Anvers, Gand occupant la troisième place. À elles trois, ces villes totalisent 45% des objets perdus en Belgique.

Dans le dépôt de La Gare du Midi dorment des montagnes de sacs, de valises et de GSM, le tout soigneusement rangé dans des casiers par les responsables du dépôt qui tiennent un inventaire intégral et minutieux. «Chaque casier correspond à un jour, même si des fois il y a tellement d’objets perdus en un seul jour qu’on est obligé de les ranger dans plusieurs casiers», explique Patrick Bousman qui gère le dépôt. Le propriétaire a 50 jours pour récupérer son bien.

Récupérer, recycler

Passé ce délai, la SNCB envoie les objets non réclamés aux Petits Riens, une ASBL qui lutte contre la pauvreté. Après avoir été dépersonnalisés, les objets perdus seront vendus dans les boutiques de l’ASBL.«Notre objectif est de revaloriser les objets récupérés ou de les recycler. Tout ceci a un but de réinsertion sociale puisque c’est fait chez nous, par ces personnes que nous aidons», explique Odile Dayez, directrice communication des Petits Riens.«Et les bénéfices des ventes permettent de financer des projets sociaux», poursuit-elle.

Et pour récupérer, ils récupèrent, Les Petits Riens! Pour 2016, à peine 11.074 objets ont retrouvé leurs propriétaires, soit environ un tiers seulement.

Parmi les objets perdus, peu de surprises. «Les gens s’attendent à ce qu’on retrouve des objets insolites comme des sex-toys. En réalité, la majorité de nos trouvailles ne sont que ces choses que l’on a sur soi en prenant le train. Bon, on a quand même des chaises roulantes», poursuit Thierry Ney. «Et mon collègue Geert De Schepper s’amuse à dire qu’on aurait pu monter un orchestre avec tous les instruments de musique qu’on a vu passer», s’amuse Patrick Bousman. Au hit-parade des objets perdus de l’année 2016 on trouve 5.848 sacs de voyage, 3.949 GSM et 2.792 portefeuilles. Viennent ensuite les vêtements, vestes ou pulls en général, et les clés.

Les propriétaires doivent s’acquitter de 5 euros pour récupérer leur bien. «Certains ne prennent même pas la peine de venir, ils savent pourtant que leur smartphone est là mais ils ne viennent pas. On a déjà eu le cas avec des tablettes toutes neuves sous emballages. C’est dommage parce que de notre côté on fait un travail d’enquête pour retrouver le propriétaire», regrette Patrick Bousman.

SP - équipe de rédaction

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