Vie locale - Réseau Stib: les tags ont doublé en 2 ans

La problématique des tags et graffiti dans l’espace public n’épargne évidemment pas le réseau de la Stib. Et cela ne date pas d’hier. Ce qui est inquiétant, c’est de voir l’ampleur que ce phénomène a prise au cours de ces dernières années.

«Fin 2016, la Stib a répertorié quelque 53.000 graffitis et autres tags sur l’ensemble du réseau Stib», explique Vincent Henderick (cdH), administrateur à la Stib. «En 2014, ce chiffre était de 27.675.» Autrement dit, leur nombre a quasiment doublé en deux ans à peine. Et encore, les mesures de sécurité prises après les attentats de Bruxelles ont, temporairement sans doute, fait légèrement diminuer leur nombre par rapport à 2015.

Pourtant, on ne peut pas dire que la Stib reste inactive en la matière. Elle a pour règle en effet de faire effacer en une journée maximum tout graffiti apposé sur le matériel roulant. Et le budget spécifique consacré à leur effacement est en croissance. Il est passé de 162.000 euros en 2014 à 366.000 euros en 2016 mais «il est évidemment impossible de tout effacer avec ces budgets. Si on évalue à une centaine d’euros le coût d’effacement d’un graffiti, il faudrait environ 6 millions d’euros pour procéder à leur effacement, sans compter que les espaces rendus «propres» pourraient être «retagués» eux aussi. Il y a même des endroits du réseau où on fait des photos de zones sans tag pour ensuite en faire des autocollants qu’on appose ensuite sur les tags pour les dissimuler!»

Il semble aussi que les graffeurs font, via internet, des concours de tags et qu’ils se lancent des défis.

Bourse, la station la plus taguée

C’est la station de métro Bourse qui détient la palme de la station la plus taguée, avec environ 3.900 tags répertoriés à la fin de l’an passé. Elle est conforme à la tendance générale «puisqu’on est passé de 1.910 tags ou graffiti répertoriés en 2014, à 2.831 en 2015 et, donc, 3.900 en 2016.»

Enfin, la nouvelle station Schuman, à peine inaugurée il y a un an, est déjà solidement taguée. «Beliris a opté pour des matériaux nobles comme le marbre, un matériau sur lequel il est difficile d’enlever les tags. La Stib par contre, a testé, notamment à la station Sainte-Catherine, de nouveaux matériaux de recouvrement des murs, qui permettent d’assurer un effacement plus rapide et plus efficace, moins sensible à la peinture et aux effets de l’acide utilisés par certains tagueurs

L.C. - équipe de rédaction

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