Vie locale - Alimentation plus saine à l’école: l’offensive

Cahiers des charges modifiés dans les cantines scolaires, créations de potagers, promotion des fruits et légumes… De plus en plus d’écoles prennent des initiatives en matière d’alimentation saine. La ministre de l’Éducation accélère, souhaitant développer des projets alliant information et sensibilisation à une alimentation équilibrée, saine et durable et au goût, ainsi qu’une réflexion critique relative à la consommation.

Proposer plus d’aliments locaux et de saison. Réfléchir à un aménagement plus convivial et moins bruyant du réfectoire. Choisir de la viande ou une alimentation faisant la part plus belle au végétarisme. Réfléchir au gaspillage et tenter de «dégonfler» les poubelles. Peut-on manger sain avec un tout petit budget? À quelle heure faut-il prendre sa collation? Etc.

Changements durables

On constate rapidement que l’on a dépassé ici le constat des cinq fruits et légumes par jour… «La démarche propose de s’interroger tous ensemble, de se concerter sur les besoins et les priorités de chacun en matière d’alimentation, afin d’identifier les leviers qui vont générer un changement durable», explique Delphine Matos da Silva, chargée du projet mangerbouger.be. «Elle permettra de mettre en place un projet porté par l’ensemble de l’école, des actions dans les classes ou encore des changements dans le réfectoire, dans les menus, dans l’organisation…»

«Manger Bouger» est une plateforme d’informations sur l’alimentation et l’activité physique pour soutenir les personnes dans leur démarche ou projet de santé. Elle émane de l’ASBL Question Santé et occupera une place centrale dans ce projet pour lequel elle a lancé un espace web intitulé: «Qu’y a-t-il au menu à l’école?».

C’est elle qui guidera les écoles participantes, uniquement des écoles fondamentales, la précision est utile.

«Les écoles recevront tous les 15 jours un accompagnement, elles seront ainsi guidées pas à pas», reprend Mme da Silva. «Nous proposerons des outils pratiques, des fiches, des liens vers des associations, etc. L’idée est vraiment que chaque école construise son propre projet en fonction de ses objectifs et de ses priorités. Pour changer les comportements de façon durable, il faut que chacun réfléchisse à son comportement, puis fixer un but à atteindre tous ensemble. C’est cette façon de faire qui décuple la motivation. C’est essentiel avant de passer au plan d’action.»

3.000€ par école

Chaque école qui participera au projet recevra un soutien financier, à hauteur de 3.000 euros maximum. Mais elles doivent réagir vite et faire part de leur intérêt… pour le 1er juin!

SP - équipe de rédaction

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