Vie locale - Bientôt des caméras dans les rues ?

Rassemblés en réunion le mardi 18 avril, les commerçants marchois ont évoqué la question des caméras de surveillance dans les rues. S’il ne figurait pas à l’ordre du jour, le point s’est tout naturellement invité à la table des discussions au surlendemain du double cambriolage à la masse dont un magasin d’informatique et une agence de voyage ont été la cible la nuit du dimanche à lundi.

Dissuasion

« Nous avions déjà abordé le sujet voilà un peu plus d’un an, explique Raphaël Guissard, président de l’association des commerçants. Alors qu’on fait tout pour embellir la ville, certains commerces sont parfois victimes de petites dégradations au niveau de la décoration, de la vitrine, du mobilier… On s’était dit que des caméras de surveillance permettraient de limiter ce type de désagréments. Maintenant, vu les infractions plus graves commises ce week-end, cela se justifie encore davantage. »

La police a régulièrement recours aux caméras de surveillance installées dans les commerces pour recueillir des informations en cas de délit. Mais ces dispositifs ne couvrent en théorie pas la voie publique. « Installer des caméras de surveillance dans les rues n’empêchera certainement pas tous les vols, mais cela pourrait en dissuader certains et aider la police dans son travail, poursuit Raphaël Guissard. Je comprends que cela puisse poser problème à certains en termes de respect de la vie privée. Mais celui qui n’a rien à se reprocher n’a pas à s’inquiéter. »

Une approche globale

Les autorités communales n’excluent pas la possibilité d’avoir un jour recours à la vidéosurveillance dans les rues. «Encore faut-il s’interroger sur l’efficacité de ce type de système et sur la façon dont la police pourra l’exploiter, nuance le bourgmestre André Bouchat. La question demande une étude interdisciplinaire très sérieuse en concertation avec la police. » Les forces de l’ordre, justement, préfèrent se montrer prudentes. « Des caméras dans les rues pourraient produire des effets bénéfiques et garantir à la police un accès technique à des éléments concrets qui pourraient être utilisés dans le cadre d’enquêtes judiciaires. Mais seulement si le dispositif est pensé dans une approche globale et qu’il s’accompagne d’une politique de communication adéquate, souligne Marcel Guissard, commissaire divisionnaire de la zone de police Famenne-Ardenne. Ce n’est pas une décision à prendre à la légère. Si des caméras apparaissaient dans les rues du jour au lendemain sans aucune communication, cela pourrait générer un sentiment d’insécurité subjectif et aller à l’encontre de l’effet recherché. Or, il n’y a aucune raison de dramatiser à ce stade. »

LM - équipe de rédaction

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