Vie locale - Une BD à l’accent carolo pour fêter le Tour de France

« J’étais déjà content du résultat des deux premiers albums, mais j’ai le sentiment de l’être encore plus cette fois-ci», lance d’entrée Didier Ocula, pour donner le ton à une entrevue qui se passe toujours dans la bonne humeur.

Le Châtelettain s’est encore beaucoup amusé à décortiquer l’histoire du Tour de France pour «La Bataille des Nuages» où il est question des grandes histoires du tour dans les montagnes.

L’auteur de «Black Country White Spirit», qui évoquait le Pays Noir en 2015, s’est beaucoup amusé en scénarisant les BD officielles du Tour de France et encore plus cette fois-ci: «C’est à chaque fois toujours plus passionnant d’aller dénicher ces anecdotes et de pouvoir faire découvrir des moments d’histoire parfois uniques de cette grande et belle épreuve. Je me suis comme à chaque fois beaucoup documenté et je me suis beaucoup inspiré des histoires du journaliste français Jean-Paul Olivier, dont je conseille vraiment les ouvrages à tous les amateurs de cyclisme. Avec ses connaissances pointues et toutes ces anecdotes, il nous a bien aidés à nous lancer avec Thomas Liera dans cette nouvelle aventure passionnante.»

Ne rien laisser au hasard

Les deux compères n’ont eu que très peu de temps pour tout mettre en œuvre, comme nous l’a confié Thomas Liera, qui s’est de nouveau beaucoup amusé en dessinant les différentes planches: «On n’a rien laissé au hasard, comme on l’a fait depuis le début de cette belle collaboration avec Didier. L’important était de rester totalement fidèle à l’histoire du Tour et à ses grands champions. Le plus compliqué pour moi, c’était de retrouver tous les détails sur les couleurs des maillots et des vélos quand les images d’archives n’étaient qu’en noir et blanc. Là aussi, Didier m’a beaucoup aidé dans la recherche des moindres détails. Cette grande et belle aventure m’a permis de découvrir le Tour de France autrement. Étant italien d’origine, je me suis toujours passionné pour le Tour d’Italie et Marco Pantani notamment. J’ai découvert la Grande Boucle et ses grands champions. Des monuments du cyclisme comme Gino Bartali m’ont beaucoup inspiré dans ce que j’ai fait. Et puis, il y a aussi Eddy Merckx, que j’espère pouvoir rencontrer l’an prochain quand le Tour partira de Bruxelles. Je frissonne déjà à l’idée d’aller le voir avec un maillot de l’équipe Molteni sur les épaules et pouvoir échanger quelques mots avec lui.»

La complicité entre le scénariste et le dessinateur n’a eu cesse de se développer au fil des mois avec un point commun qui n’échappe à personne dans les trois tomes de cette BD officielle du Tour de France.

«On aime tous les deux Charleroi et sa région. On y fait encore référence cette fois-ci en évoquant le passage du Tour en 1955. De nous deux, j’ai même envie de dire que Thomas est encore plus carolo que moi», dit encore Didier Ocula en souriant.

Le contrat avec ASO, la société organisatrice de la Grande Boucle, s’achève après ce troisième tome et rien ne dit que l’aventure continuera par la suite.

«Il y a encore tellement de choses à raconter que je serais bien partant pour un album supplémentaire. Avec plus de 100 ans d’histoire et des bouquins à la pelle, il y a encore plein de choses à raconter. Personnellement, je serais partant pour continuer cette belle aventure. On verra ce que l’avenir nous réserve», lance encore Didier Ocula.

Continuer ensemble

Quoi qu’il arrive, Thomas Liera a envie de développer d’autres projets avec Didier comme scénariste pour les éditions Dupuis: «On a deux ou trois idées en tête sur lesquelles on doit encore discuter mais l’aventure en BD va sans aucun doute continuer pour nous.»

On n’en saura pas plus. Mais en attendant, il ne vous reste plus qu’à vous rendre dans les bonnes librairies de la région où «La Bataille des Nuages» vous attend !

Jean-François Servais - équipe de rédaction

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