Vie locale - Concertation en agriculture transfrontalière

Les autorités de la région Grand Est et de la région wallonne se concertent pour développer ensemble leur secteur agricole. L’idée de ces réunions, dont la première vient de se tenir à Givet dans les locaux de la Communauté de Communes «Ardennes rives de Meuse» est née lors de la Foire agricole de Paris, où la Wallonie était invitée sur le stand du Grand Est.

La réunion avait pour objet de trouver des points de convergence à défendre à propos de la Politique Agricole Commune et à partager les expériences en matière de développement des exploitations agricoles, par le biais notamment des circuits courts et du tourisme.

Au nombre des participants à cet échange, on reconnaissait René Collin, ministre wallon de l’agriculture, de la ruralité, du tourisme et du patrimoine, Pascale Gaillot, vice-présidente du Conseil de la Région Grand Est, Noël Bourgeois, président du Conseil départemental des Ardennes, Jean-Luc Pelletier, président de la chambre régionale d’agriculture Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine, et Claude Wallendorff, maire de Givet.

D’entrée de jeu, les participants ont eu à intégrer au débat une nouvelle donne: la baisse de 5% du budget attribué à la PAC par la commission européenne. Voilà qui allait imposer encore plus de créativité pour les représentants du secteur agricole transfrontalier. Comment faire mieux et plus avec moins? Comment assurer la viabilité des exploitations qui font partie de l’équilibre des zones rurales tant du point de vue économique que paysager?

Évidemment, cette première réunion n’a pas apporté de réponses complètes à ces questions. Mais des pistes ont été lancées qui seront exploitées et approfondies soit au sein des organes nationaux (par rapport à l’Europe) soit à l’occasion d’autres réunions pour les aspects régionaux.

Le Ministre Collin en a fait la synthèse: «Le budget européen doit être à la mesure des enjeux. Aides directes aux agriculteurs et aide au développement rural doivent rester indépendantes les unes des autres. Les moyens doivent bénéficier aux agriculteurs, pas à l’agriculture industrielle. Il faut consolider en Wallonie et renforcer en France les aides couplées, une spécificité du secteur de l’élevage. L’Europe n’ayant jamais concrétisé ses intentions, il faut créer un groupe de travail commun sur la gestion des risques climatiques et économiques. Il faut optimiser ensemble les réactions face aux problématiques sanitaires. Du travail reste à faire pour valoriser nos forêts par des productions locales».

Une prochaine réunion aura lieu à Libramont. Elle fera le bilan des avancées dans les domaines envisagés, et évoquera également l’aspect «développement rural».

RB - équipe de rédaction

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