Vie locale - Catherine parle de son travail au quotidien

Elle nous raconte son riche parcours: «Diplômée comme éducatrice spécialisée en accompagnement Psycho-éducatif depuis 2012, j’ai également une formation en Neutralité ainsi qu’une formation en communication et gestion de conflits. J’aime dépasser mes limites et en apprendre toujours plus sur les autres et le monde qui m’entoure.»

Toute son adolescence, elle a accompagné chaque été des groupes de personnes porteuses de handicap lors de leurs vacances à l’étranger. Expériences riches en fous rires, partages et humanité. «J’ai ensuite enchaîné, rapidement, les expériences professionnelles dans le secteur du handicap, des personnes âgées et de l’aide à la jeunesse. Depuis cette année, je suis maître-assistant de Formation pratique à la Haute École Condorcet dans la section «Éducateur spécialisé». Depuis 2015, je suis aussi coordinatrice événementielle et responsable administrative de la Fondation Papillon, dont l’objectif est de venir en aide aux enfants défavorisés de Charleroi.»

Le premier projet, en voie d’aboutissement, est la construction d’un bâtiment dans lequel seront relogés 36 enfants placés en institution et dont les parents ont été déchus de leurs droits. Elle commente: «Je me suis donc éloignée du travail quotidien avec les enfants, mais mon expérience dans l’aide à la jeunesse motive mon engagement et mon respect pour le projet et les valeurs portés par les membres de la Fondation Papillon.»

On parle souvent de la problématique qui amène ces enfants à être éloignés du milieu familial, mais très peu du parcours, souvent chaotique, que subissent ces enfants avant d’avoir la «chance» de trouver une place définitive en institution. «En effet, ces places sont rares et une fois la décision du placement, prise par les services judiciaires, ces enfants se retrouvent ballottés de service en service. Cette maltraitance institutionnelle laisse des traces irréversibles, raison pour laquelle, le projet Cocon porté par la Fondation Papillon a tout son sens. Des espaces pédagogiques équipés, des chambres individuelles, des espaces de vie adaptés… Il est important de permettre aux équipes éducatives d’avoir toutes les chances pour accompagner au mieux ces enfants fragilisés par la vie.»

Elle ajoute: «Je m’intéresse beaucoup à la problématique de tous ces enfants en attente de placement, et qui se retrouvent des semaines, parfois des mois en service pédiatrique et j’aimerais trouver des solutions concrètes pour y remédier. À l’aube de mes 30 ans, j’ai la chance de faire d’un projet concret et porteur de sens mon travail au quotidien.»

Chrysline - équipe de rédaction

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