Vie locale - Retour à la case départ pour les nouvelles maisons rurales

Alors que le bureau d’architecte a déjà présenté son projet à la population en octobre dernier, on apprend aujourd’hui que le dossier de la maison rurale et polyvalente d’Opprebais est à l’arrêt. «L’autorité de tutelle, la Région Wallonne, a annulé notre décision d’attribuer le marché à la société TAAC», a déclaré Joseph Tordoir, Échevin en charge de l’aménagement du territoire.

La raison?

«Nous avions retenu le projet de cette entreprise parce que c’est celui qu’avait préféré, à l’unanimité, le comité d’avis, composé de parents d’élèves, d’enseignants et de riverains. Nous avons voulu suivre la logique participative que nous appliquons depuis de nombreuses années à Incourt. Or, il aurait fallu que celui-ci intervienne plus tard», explique-t-il.

Les autorités communales auraient dû aussi écouter les remarques de ses services lors de l’étude de marché.

Le cahier des charges n’attribuant pas autant de poids à ce comité d’avis, les conditions de marché n’ont pas été respectées et la tutelle a donc annulé ce choix.

«Il va donc falloir tout recommencer », déplore Joseph Tordoir. «On va garder les mêmes bases à savoir une salle qui ne sera pas de grandes dimensions, qui accueillera les élèves de l’école pour les cours de gym ainsi que quelques autres activités annexes. Mais attention, ces occupations seront soumises à une réglementation stricte ». Le cahier des charges sera tout de même ajusté pour coller au mieux aux besoins actuels de la commune.

Mais il sera compliqué de relancer ce projet cette année, car, les élections approchant, la Région wallonne n’autorisera plus la tenue de réunion publique pour un projet à partir du 30 juin prochain. Et sans cela, difficile de prendre une décision de manière participative comme le souhaite Incourt…

Quant au dossier de la maison de la ruralité et du patrimoine, qui prendra place dans l’ancienne école des filles, il est lui aussi bloqué. Après avoir appris que l’entreprise désignée était au bord de la faillite, le collège communal a réattribué le marché à une autre société en octobre dernier. Une décision annulée, elle aussi, par la tutelle.

«Nous aurions dû faire revoter le conseil communal à ce propos, mais nous avons sauté cette étape puisque le cahier des charges correspondait tout à fait au premier marché», détaille l’échevin. Cette stratégie qui aurait dû faire gagner du temps va au contraire allonger le délai puisque deux ans sont perdus. Heureusement, pour ce projet estimé à plus d’un million d’euros, la commune conserve les subsides promis par la Région wallonne et la Province du Brabant wallon dans le cadre de la rénovation du patrimoine.

Candice Denis - équipe de rédaction

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