Vie locale - Muriel Forconi, de l’art sacré aux nouvelles technologies

Muriel Forconi enseigne depuis trente ans à l’Institut Saint-Luc qu’elle a elle-même fréquenté. Formée par Pierre Deuze et Raymond Julin, elle étudie aussi la fresque à l’Académie de Venise et fonde avec Jean Rocour, Pierre Deuze, Vincent Messen et Etienne Tribolet le Centre Fra Angelico.

Avec ce groupe elle retape le presbytère de l’église Saint-Séverin à Neuville en Condroz, y expose et y fait venir des artistes étrangers. Son travail d’alors représente des natures mortes de façon spirituelle. « Je travaille à la manière des cubistes et j’essaye de donner vie à des objets du quotidien tout en utilisant le clair-obscur ». Influencée par l’art traditionnel des pays de l’Est car elle fait partie de groupes de danses slovaque et yougoslave, elle introduit des motifs rappelant les tapisseries traditionnelles. Ces toiles sont construites comme des broderies aux couleurs sourdes de rouges et de bordeaux. Magnifiquement organisées, elles donnent une impression de paix et de sérénité.

Elle organise par ailleurs des retraites artistiques avec les élèves de Saint-Louis et ses étudiants. « C’était très gratifiant, les rhétoriciens ont eu l’occasion de découvrir la gravure, la photo, la peinture, ce qui a donné lieu à une exposition ».

Son expérience de professeur à Saint-Luc lui donne l’occasion de toujours se remettre en question. « Ma manière d’enseigner change chaque année en fonction des étudiants. Cela m’oblige à me renseigner sur les nouvelles techniques. C’est un moteur ».

Toujours en recherche de nouveauté, elle a repris des cours du soir de lithographie et explore le monde des symboles africains dans de nouvelles toiles plus abstraites. « Aujourd’hui j’aimerais créer mes propres symboles et faire un travail avec les mots ».

Muriel Forconi s’intéresse aussi au feutre qu’elle a introduit dans une série sur le thème de la Paix. « Je veux donner à voir du beau. Montrer la laideur du monde ne m’intéresse pas. Je préfère donner de l’espoir, dire les choses en douceur ».

Ses dernières recherches l’ont mené vers l’usage du son dans l’art. Elle a réalisé des performances voix et peinture en live avec son professeur de chant Lucie Gaillard. Et elle s’essaye aux broderies sonores avec des fils de cuivre reliés à un ampli!

Muriel Forconi n’est jamais à court de projets. Son rêve serait de réaliser un jour une tapisserie…

Muriel Forconi: 0496 21 08 36

forconimuriel@scarlet.be

Nadine Romieu - équipe de rédaction

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