Vie locale - Magali de Leeuw crée « Lilou »,un spectacle pour enfants

C’est à l’école de Martine Wolf, en danse et en théâtre, que Magali fait ses premiers pas sur la scène à l’âge de cinq ans. Elle continue le théâtre à l’académie de Saint-Nicolas à Montegnée, une passion qui ne la quittera pas. A 18 ans, après le décès de son frère, puis de sa grand-mère, elle éprouve le besoin de s’éloigner. Elle choisit le cours Florent à Paris, mais la méthode de travail ne lui plait pas et elle préfère intégrer une compagnie parisienne « Viva la Commedia » avec laquelle elle joue en Avignon. Elle y rencontre Carlo Boso le directeur de l’Académie Internationale des Arts du Spectacle où elle va continuer à se former : « Cette école m’a donné une formation complète, chant, danse, escrime, acrobatie. C’est une école très ouverte. Les étudiants viennent du monde entier et on joue énormément à l’extérieur ».

Elle participe ainsi à de nombreux festivals à Syracuse ou à Versailles par exemple. Elle se perfectionne dans la mise en scène, la commedia dell’arte et la création de masques en Italie et en Espagne. En tout, cinq mois de stages qui lui donnent le goût de l’éclectique en matière de théâtre. « Puis, j’ai senti le besoin de revenir. J’ai tout de suite travaillé avec des compagnies liégeoises et au Labyrinthe de Barvaux puis comme prof de théâtre dans une école communale primaire à Oreye. Cela a été une révélation. Nous avons préparé des spectacles de fin d’année. Je m’occupais de l’aspect technique et de la mise en scène. »

Il y a deux ans et demi elle rencontre Thibault Moës et ils décident de lancer leurs propres projets dont leur compagnie Imagin’Art. « En fait, il y avait des années que je portais le projet de « Lilou ». Ce spectacle pour enfants aborde des thèmes pas faciles, un peu tabous comme la mort et la maladie. Depuis que je suis maman, j’y pense beaucoup. Quand on est enfant, on n’est pas préparé à se confronter à de tels drames. C’est important de pouvoir en parler ».

Même si pour Magali de Leeuw, il s’agit aussi d’exorciser ses propres deuils et de rendre hommage à toutes les personnes atteintes par la perte d’un être cher. Au côté de Lilou, jouée par Magali, son ami Benjamin joué par Thibault. «On aborde des sujets difficiles mais toujours avec de l’espoir. Pour écrire la pièce, je me suis entourée de psychologues et d’associations spécialisées. On a une responsabilité, on ne peut pas dire n’importe quoi ».

C’est en jouant avec les Ateliers d’Annetine d’Anne Swennen que Magali s’est familiarisée à jouer les émotions comme la joie, la colère, la tristesse et la peur dans un spectacle adapté aux petits à partir de 2 ans. « Pour la première de « Lilou » qui pour l’instant est proposée dans le cadre scolaire, nous avons eu des retours très positifs. En général, les adultes sont plus touchés parce qu’ils se mettent à la place des parents. Les enfants vont plus retenir l’histoire d’amitié entre les deux enfants ».

Le but aussi est de pouvoir en parler, que la pièce débouche sur des discussions. « Nous avons préparé un dossier pédagogique pour les instituteurs et nous proposons de débattre après le spectacle. L’écriture de la pièce m’a permis de me libérer d’un poids. Elle m’a permis de mettre mes mots d’enfant sur des situations que j’ai vécu. C’est important de faire parler les enfants. Cela permet une innocence dans les propos. Ils sont aussi plus directs que les adultes ne le seraient ».

T. 0498/42 76 41 -

www.compagnie imaginart.com - deleeuwmag@hotmail.com

Nadine Romieu - équipe de rédaction

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