Vie locale - De nouvelles aires pour les camping-cars

Le Ministre wallon du Tourisme René Collin était en visite à Barvaux ce 15 février, afin de présenter des mesures concernant les espaces de stationnement équipés pour les camping-cars, en faveur des utilisateurs de ce type de véhicules.

Les camping-cars sont de plus en plus nombreux à sillonner nos routes. La FEBIAC, la Fédération Belge et Luxembourgeoise de l’Automobile et du Cycle, confirme cette tendance, avec une hausse des immatriculations de 52,6% entre 2010 et 2016. Mais si un séjour en camping-car offre à ses utilisateurs l’assouvissement de leur soif de liberté et mobilité, ceux-ci doivent souvent se livrer à un parcours du combattant en Wallonie, pour trouver une aire équipée. Bien que l’on en dénombre 27, en Wallonie principalement d’ailleurs dans votre région, à Barvaux, sur laquelle le ministre et ses partenaires se sont donc rendus. On peut citer Hogne, Rochefort, Blier, Han-sur-Lesse, Malempré, au Fourneau Saint-Michel, Dochamps, Durbuy encore Hotton, où l’on en trouve même deux.

«Souvent, les utilisateurs se plaignent du manque d’aires d’accueil et demandent une carte de celles-ci», explique René Collin à Barvaux, où l’on trouve une de ces aires, et où il a notamment présenté un nouvel outil de promotion. La Région wallonne, en partenariat avec Wallonie Tourisme Belgique, le Commissariat Général au Tourisme, Walcamp (la Fédération des Campings de Wallonie) et la Ligue Francophone Belge des Clubs de Motor-homes, a réalisé une carte recensant ceux-ci. Publics ou situés dans des campings, on en dénombre 27 en Wallonie. Nombre d’emplacements, paiement par carte ou en espèces, eau et électricité disponibles ou pas, et si oui, incluses ou non dans le forfait, la carte fournit ces informations pour chaque espace.

75 nuits par an

Une offre qui est donc toutefois encore loin d’être suffisante. Le Ministre a donc aussi développé un dispositif afin de faciliter l’aménagement d’espaces. «Les pouvoirs publics ont un rôle important à remplir pour les amortir ces espaces, quand on sait que le prix d’une nuitée est de 10 euros en moyenne», insiste René Collin. «En moyenne, les touristes utilisent leur camping-car 75 nuits par an, roulent 150 km et dépensent une trentaine d’euros par jour par personne. La démocratisation de ce mode de voyage, des véhicules de plus en plus confortables, ou les nombreux adeptes des sports nature tendent à élargir cette clientèle

48 heures de stationnement

Une nouvelle directive a vu le jour le 1er février 2016. «J’ai allégé les conditions à l’aménagement. Par exemple, il ne sera plus nécessaire de passer par un appel à projets. J’ai aussi uniformisé le taux de subvention à 60% sans plafond pour les espaces publics, et à 50% plafonné à 85.000 euros pour les campings. Plutôt que 24 heures maximum, les camping-cars pourront stationner 48 heures, une durée qu’il sera possible d’étendre jusqu’à sept jours pour des gros événements. La circulaire ne prévoit plus de prix imposé et les agriculteurs pourront aménager des aires jusqu’à six emplacements, sans permis d’urbanisme. Cela fonctionne très bien en France.»

Depuis l’entrée en vigueur de cette nouvelle directive, cinq nouveaux projets ont été subventionnés, dont l’un à Houffalize, le premier inauguré, en avril 2017. Les quatre autres seront opérationnels d’ici 2020.

Une bonne chose pour le tourisme car comme l’a bien clamé René Collin, là est avant tout la raison de ces initiatives.

Benoît Gueuning - équipe de rédaction

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