Vie locale - 8 Belges sur 10 esclaves de leur smartphone

Les jeunes rivés à leurs téléphones qui se désintéressent de leur environnement, c’est une image devenue omniprésente dans nos sociétés. Une étude menée par l’université de Gand fait un état des lieux de ces accros au smartphone. Les résultats sont édifiants!

Menée par l’université de Gand auprès de 2.345 Flamands, une étude détaille le comportement des Belges face aux écrans. Les habitudes wallonnes étant assez similaires à celles de nos voisins flamands, voici le portrait, inquiétant, de cette nouvelle génération qui a grandi un smartphone à la main. Alors que la télévision occupait le haut du podium depuis de longues années, c’est aujourd’hui le smartphone qui nous prend le plus de temps. 8 personnes sur dix avouent même ne pas savoir s’en passer. Les plus de 65 ans et les adultes sont également de plus en plus concernés par ces chiffres alarmistes. Mais, sans surprise, ce sont les jeunes qui ont le plus de difficultés à se passer de leur téléphone. Ceux qui sont nés après 1985 ont en effet grandi avec la technologie, elle fait donc naturellement partie de leur quotidien. Même si leurs habitudes ont aussi évolué. Alors que les SMS étaient les plus plébiscités, aujourd’hui, ce sont les messageries telles que Whatsapp ou Messenger qui ont la cote. Attendre une semaine pour voir le prochain épisode de leur série préférée semble également impensable pour les accros au numérique. L’avènement de Netflix a en effet insufflé de nouveaux comportements comme le bingewatching (regarder tous les épisodes d’une série en une fois).

Se mettre au régime

«Nous souffrons massivement «d’obésité numérique», une surdose de consommation numérique. On note une relation amour/haine avec nos smartphones», déplore le professeur Lieven De Marez, interrogé par nos confrères du Laatste Nieuws. Ce dernier prône une mise au «régime» rapide pour ces accros aux smartphones. Si on réalise aisément que notre consommation est trop importante, cette surconsommation est souvent sous-estimée. «Nous devons agir pour empêcher la prochaine génération de tomber dans le même piège. En commençant par interdire le smartphone dans les écoles. Certains élèves perdent en effet une heure durant le temps d’étude, sur leur téléphone», ajoute le professeur.

Limites

Certains l’ont d’ailleurs bien compris. D’après l’étude de l’université de Gand, six personnes sur dix se fixent déjà des limites d’utilisation en supprimant les notifications ou en laissant parfois son téléphone à la maison. Mais ce n’est qu’un premier pas. Selon Lieven De Marez, qui compare cette addiction à celle de l’alcool, il est urgent de diagnostiquer ces symptômes afin de soigner son addiction au plus vite. Il existe d’ailleurs des applications qui déterminent votre degré d’addiction. Ne dit-on pas qu’il faut soigner le mal par le mal…?

S.P. - équipe de rédaction

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