Vie locale - Mobilisation générale pour une école de la brousse malgache

Les élèves du Collège d’Alzon à Bure (Tellin) ont la fibre humanitaire. Depuis pas loin de deux ans, toutes les classes des six années, tous les élèves sans exception, se mobilisent pour mener à bien un projet d’envergure dans une école de Madagascar. Une école où sont scolarisés des jeunes de leur âge, partageant le même projet éducatif, et complètement reculée dans la brousse à Ejeda, dans le sud de cette île africaine, la cinquième plus grande île au monde avec sa superficie de 58.7000 km2.

«Ce projet est le fruit d’un partenariat né entre des écoles assomptionnistes », explique Ann Zabus, directrice du Collège d’Alzon. «Nous avons répondu à une demande du directeur de cette école, le Père Romain. Je l’ai rencontré aux États-Unis, lors d’une rencontre des universités assomptionnistes. Le Père Romain souhaitait que ses élèves bénéficient de plus de moyens matériels et pédagogiques, que l’école ne peut leur offrir. Notamment parce que l’aide internationale n’arrive pas à Edeja, qui se trouve à de très longues heures de trajet de la capitale Antananarivo et son aéroport. L’idée de coopérer fait partie du projet assomptionniste. Nous voulons leur donner les mêmes chances de réussite dans l’avenir que les élèves de la capitale.» Opération tirelires, vente de bics et de pâtisseries confectionnées par les élèves eux-mêmes, récolte de manuels scolaires, repas malgache: les 320 élèves du Collège d’Alzon, sans parler des élèves qui ont l’ont quitté au terme de l’année scolaire 2016-2017 lorsqu’a débuté le projet, n’ont pas ménagé leurs efforts pour venir en aide à leurs compères malgaches.

Mieux encore, cinq d’entre eux s’envoleront prochainement pour Ejeda, pour une durée de douze jours, en avril.

«Leur donner une chance pour le futur»

Tous rhétoriciens, Marine Blaise, Eline de Loncin, Emma Legrand, Anna Robert et Quentin Jadoul, accompagnés de deux de leurs professeurs, Elodie Possemiers et Isabelle Wuidar, donneront des cours de français et informatique.

«Je trouve qu’il s’agit d’une chouette expérience d’aller dans un pays aussi éloigné, à la rencontre de la population locale, et de lui donner un coup de main à notre échelle, et que ces jeunes soient de notre tranche devrait faciliter le contact», déclare Quentin Jadoul.

Et Eline de Loncin de justifier sa motivation de se rendre à Madagascar: «Aller aider les élèves de là-bas et leur donner des cours, pour leur offrir une chance pour leur futur, et découvrir comme ces gens vivent et une autre culture, tout cela me plaît beaucoup.»

Eline, Quentin, leurs camarades et leurs professeurs amèneront bien sûr aussi à Ejeda les plus de 300 cœurs restés au Collège ou qui l’ont quitté l’année passée. Ejeda où les jeunes Malgaches n’ont d’ailleurs pas dû attendre leur arrivée, pour récolter les premiers fruits des multiples actions que les Burois ont semées. «Celles-ci ont permis de récolter 6000 euros», sourit Ann Zabus. «Dont 4260 euros grâce aux tirelires. Chaque classe a fabriqué la sienne et chaque élève a récolté des pièces. Nous avons déjà acheminé l’argent au Père Romain. Ce qui a permis à son école d’acheter un groupe électrogène et une imprimante.»

Et ce n’est pas tout car outre avec son savoir, notre contingent arrivera aussi à Madagascar avec une dizaine d’ordinateurs portables, offerts par des firmes où travaillent des parents d’élèves. Une centaine de manuels scolaires seront aussi acheminés prochainement. Bref, une générosité sans limite dont tous ont déjà été remerciés par le Père Romain venu en personne à Bure.

Benoît GUEUNING - équipe de rédaction

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