Vie locale - Jonathan Thambwe a eu raison de s’accrocher

Six fois, c’était sa sixième participation à l’émission de la RTBF. Cette fois-ci, trois jurés se sont retournés et c’est finalement Slimane qui l’a convaincu de rejoindre sa team.

Le jeune homme de 25 ans, originaire de Jamiolx, avoue: «Je suis soit très persévérant ou très têtu, je ne sais pas.» (Rires) «Mais quand je veux quelque chose, je me donne les moyens d’y arriver. De toute façon, ma décision était déjà prise avant de monter sur scène: si je n’étais pas sélectionné cette année, je retenterais ma chance l’année suivante.»

Les jurés n’ont pas manqué de compliments à la fin de sa prestation: un arrangement original, une belle personnalité, du charisme, de la classe, de l’élégance et une pointe d’audace. «J’avoue que je ne m’y attendais absolument pas.» Avant d’ajouter: «Mes deux choix de base étaient Vitaa et Slimane. Après, j’avoue, le fait que Matthew se retourne aussi m’a fait hésiter davantage. J’adore Puggy, donc ce n’était pas facile».

Slimane a trouvé les (bons) mots: «Il a dit: ‘’Rappelle-toi pourquoi tu es venu avec cette chanson-là et pourquoi tu as commencé à chanter quand tu étais petit’’. Je me suis dit que s’il avait compris ça, je pouvais lui faire confiance. Et en plus de tout, il s’est retourné en premier, à l’instinct, et j’accorde beaucoup d’importance à ce genre de choses», poursuit-il.

Un autre point commun les unit: «Lors de son audition, lui aussi avait repris ‘Crazy in love’ à sa sauce et c’est ce que j’ai fait avec le titre de Shy’m. J’avais déjà eu cette idée il y a deux ans et finalement, j’avais fait un autre choix. Musicalement, nous abordons les chansons de la même façon. Tous les deux, nous essayons de raconter des histoires.»

L’étudiant en communication aux Fucam’s à Mons aime également jouer la comédie: formé au conservatoire Arthur Grumiaux de Charleroi, il est monté, entre autres, sur scène pour «Mission Florimont» il y a quelques mois au Poche Théâtre. Quand on lui demande de choisir entre la chanson et la comédie, il répond d’emblée: «Je me suis toujours dit que je me consacrerais à la discipline qui fonctionnerait le plus pour moi mais je commence à penser que la chanson englobe tellement de choses: en chantant, on interprète un texte, comme un comédien, on peut aussi imaginer une chorégraphie, etc.»

Et après ses études, que fera-t-il si son aventure musicale devait s’arrêter? «J’aimerais alors être journaliste ou chroniqueur télé.»

Sandra Zatloukal - équipe de rédaction

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