Vie locale - Des messages avec ses pinceaux

Miguelle emploie le collage des mots qui résonnent en elle, des mots ayant une typographie différente, des mots utilisés comme lignes de construction dans ses tableaux, tous porteurs de réflexion.

Elle s’essaye également à d’autres techniques: mixtes, médiums mélangés à plusieurs structures, fusain, encre, peinture à l’acrylique et à l’huile.

Les tableaux, celle-ci les a déjà élaborés dans la tête, des tableaux éphémères qui se sont échappés, puis ont réapparu comme par magie, oui par magie. Ensuite, ils se sont réalisés dans un processus unique et impénétrable: le processus de la création.

«Mon pinceau ne peut reproduire ce que voient mes yeux. Je transforme, j’interprète ce que je vois. Je laisse libre cours à mon inconscient et à mon énergie. J’attends l’imprévisible. J’aime créer dans la spontanéité du moment. Le geste de l’artiste doit surprendre, interroger le monde et lui-même au-delà des apparences confortables», avoue-t-elle.

Son sujet de prédilection est l’univers de la femme et sa condition à travers le temps et l’espace. Miguelle Arnalsteen suggère le ressenti féminin, évoque la femme énergique porteuse de courage dans ses métamorphoses et son évolution. Elle explore la femme en devenir dans sa diversité, à la recherche de son identité pour aborder l’avenir avec sérénité.

Le peintre aime également se pencher sur les œuvres littéraires ou des portraits d’écrivains, dont Marguerite Yourcenar, première femme admise à l’Académie Française en 1980.

En collages ou en peinture, des natures mortes, pourtant bien vivantes de couleurs, de mouvement nous entraînent dans une dynamique libératoire. Des intérieurs particuliers, sortes de dédales, font partie également de son monde pictural. Enfin, c’est à travers le paysage que l’on comprend le sens de son parcours, lié à des voyages, souvenirs de forces invisibles et motrices.

Des ondulations serpentines - où la rivière creuse de manière souterraine - le long de la courbe d’un chemin correspondant aux méandres de la vie de chacun. Des montagnes à gravir au panorama particulièrement lyrique pour pousser le terrain d’expériences à la limite de ce que l’on peut réaliser.

Même s’il n’en est rien, car l’artiste continue sa route pour explorer de nouvelles voies. Pour comprendre son chemin, suivre le fil conducteur de ses créations, il suffirait d’assembler ses différentes démarches, de s’y arrêter et de prendre le temps de les regarder.

Sa prochaine exposition se prépare.

Chrysline

(avec la collaboration

de Phil Lecocq)

- équipe de rédaction

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