Vie locale - La première SS Leibstandarte Ardennes 1944

L’ouvrage La 1 re SS Leibstandarte Ardennes (sic) 1944 de l’historien new-yorkais Steven Smith paraît dans la collection «Passé/Présent» qui relate les grandes batailles à l’aide de photographies d’hier et d’aujourd’hui juxtaposées. Ainsi la première de couverture montre-t-elle l’image d’un tank allemand encastré dans les immeubles de la rue Hottonruy à Stavelot au-dessus de celle de l’habitation que l’on a reconstruite au même endroit.

Les soixante-quatre pages sont jalonnées par cent trente illustrations dont certaines sont inédites, comme cette peinture du pont et du quartier du Rivage exécutée en 1945 par l’artiste de guerre américain Bernard Arnest. L’auteur a également situé les faits majeurs et les mémoriaux qui les évoquent à l’aide de cartes et de photos aériennes.

Le récit d’une victoire déterminante

Le texte est concis et ses détails seront sans doute décortiqués par les vrais spécialistes de la bataille. Il est néanmoins assez éclairant sur une victoire qui, en brisant la très redoutable 1re division blindée SS et en s’emparant d’une partie de son armement lourd, va faciliter les opérations qui mettront fin à la guerre cinq mois plus tard. De Losheimergraben à Stoumont, l’auteur suit le parcours des Kampfgruppe (groupes de combat) commandés par les officiers Peiper, Knittel, Sandig et Hansen. Premier fait majeur: la prise de Stavelot le 18 décembre, prise qui aurait été facilitée par le commandant américain chargé de sa défense qui « ordonne l’enlèvement des mines sur le pont ». Deuxième fait: alors qu’il est stoppé à Stoumont, Peiper apprend que « les Américains ont bloqué la nasse derrière lui » en reprenant Stavelot. Troisième fait: Peiper commande à Knittel, qui vient de franchir l’Amblève au Petit Spai, d’attaquer la ville par l’ouest: « Ce qui suit est un des chapitres les plus effrayants », écrit Steven Smith. Des civils sont assassinés. On se bat au corps-à-corps. Le combat d’artillerie est terrible: 150 canons américains sont postés au nord de la ville face à 70 pièces allemandes au sud. Mais les défenseurs tiennent bon: jamais Peiper ne pourra faire retraverser l’Amblève à ses chars. À découvrir dans nos bonnes librairies.

Patrice Lefebvre - équipe de rédaction

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