Vie locale - Le lundi perdu, de l’assiette à la scène

Si des chansons existent déjà sur le sujet, c’est une envie autre qui a guidé la plume de la Fille Celles Picarde: « J’avais envie de présenter les plats qui font de ce repas ce qu’il est, de mettre en avant ‘’Les stars de no gastronomie‘’. On parle du jour du lundi parjuré, du lapin, mais pas des autres mets. J’ai donc repris l’ensemble des recettes et j’en ai fait une chanson. J’aime cuisiner, je trouvais cela sympa d’écrire les recettes en patois et de rendre ainsi un double hommage au folklore local. De plus, l’instrumental de Léo Ferré s’y prêtait à merveille!», explique-t-elle. En démarrant par eine belle tiête de pourcheau (le mutiau ndlr), suivie par la recette du lapin et la salade tournaisienne, tous les ingrédients font office d’exercice de style pour l’auteure qui ne manque pas de citer son plat préféré en fin de texte: ch’est l’orcette de l’fi… celle picarte!

Certes, cette chanson prête à sourire. Mais lorsqu’Alexandra compose et monte sur scène, c’est bien souvent pour défendre la cause féminine, un sujet qui lui tient particulièrement à cœur: «La finalité du groupe, c’est de perpétuer et transmettre le patrimoine immatériel qu’est le patois tournaisien. On aime porter un regard féminin sur la société. On égratigne parfois, mais nous sommes bienveillantes. J’écris beaucoup sur les femmes, j’ai toujours considéré ce domaine comme un combat. Certaines chansons peuvent faire rire, mais nos textes ne doivent pas se limiter à cela. Nous parlons de nos vies de femme, de nos passions, de sujets qui nous touchent, que nous aimons… Ici, ma passion pour la cuisine locale est exprimée».

Un lundi chez les Filles Celles

Célébrer le lundi perdu en famille, entre amis, au restaurant… Ou entre chanteuses. C’est pour cette dernière option que les Filles Celles picardes ont optée depuis une dizaine d’années. De manière authentique, avec la distribution des rôles et le visage plein de bouchon, c’est avec élégance, bagout et féminité que chaque année, le lapin est mangé. Une manière de se retrouver et de célébrer ce que de nombreux gournaisiens qualifient de troisième réveillon.

Cette année, Les Filles Celles Picardes seront neuf sur scène et marqueront cette nouvelle saison par le thème des élections. Les représentations auront lieu les 23 et 24 février à 20h et le dimanche 25/02 à 16h au Foyer Saint-Brice. Le vendredi 2 mars (20h) et le dimanche 4 mars (16h), c’est à la Halle aux Draps qu’elles se produiront. Les places, au prix de 9 euros, sont en vente à la Botte de Lin, la Bourse aux Livres et chez PB Jeans.

Facebook: Les filles celles picardes – Site? www.fillescellespicardes.be

Emmeline Beirnaert - équipe de rédaction

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