Vie locale - La frontière a été modifiée lundi dernier à Visé

C’est fait ! Depuis le lundi premier janvier à minuit, la frontière entre la Belgique et les Pays-Bas a été rectifiée.

La Belgique perd 14 hectares, uniquement des zones naturelles.

Pour rappel, l’ancienne frontière entre les deux pays avait été fixée, peu après l’indépendance de la Belgique, en 1843, en suivant le point le plus bas de la Meuse, également appelé thalweg.

En 1961, les deux royaumes avaient décidé d’améliorer la liaison entre le canal Juliana et le canal Albert.

Les méandres de la Meuse avaient alors été rectifiés.

Conséquences

: des parcelles du territoire belge se retrouvaient en territoire néerlandais et vice versa. Et ces parcelles n’étaient plus accessibles par voie terrestre au sein de leur propre pays.

C’était le cas par exemple pour la presqu’île en prolongement de Visé qui était devenue un lieu de trafic de drogue où les policiers visétois n’intervenaient plus !

Toutes les parties concernées se sont réunies autour de la table pour élaborer une nouvelle frontière : les Ministres des Affaires Étrangères de Belgique et des Pays-Bas, la Région Wallonne, les provinces de Liège et du Limbourg néerlandais, les communes de Visé, Eijsden-Margraten et Maastricht, les cadastres des deux pays, la police et les organismes de gestion de l’eau des deux côtés de la frontière.

Un protocole d’accord a été élaboré.

Il comportait les accords de travail et des intentions sur la manière de gérer les eaux, la nature et l’aménagement du territoire. dans cette nouvelle situation.

Ce Protocole a été signé le 23 juin 2016 à l’hôtel de ville de Visé par les deux gouverneurs et les trois bourgmestres.

Et c’est sur base de ce protocole d’accord que la commission frontalière royale a formulé la proposition définitive pour la rectification de la frontière.

Un traité a été signé officiellement le 26 novembre 2016 à Amsterdam par les Ministres des Affaires Étrangères des deux pays lors de la visite officielle de Philippe et Mathilde. Et le traité a été adopté par les parlements des deux pays durant l’année 2017.

Depuis ce lundi à minuit, la Belgique a hérité de trois hectares et de l’écluse de Lanaye, point de passage stratégique pour le trafic fluvial.

LM - équipe de rédaction

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