Vie locale - La banquise Saint-Remacle

Après avoir dérivé avec ses icebergs en la cathédrale de Tournai et l’église Saint Jacques de Bruxelles, c’est en l’église Saint-Remacle qu’Anoki a posé sa banquise et pour terminer son Noël des Cathédrales.

Après une période des fêtes déjà riche en cadeaux et belles émotions, les Marchois, mais aussi un public venu de parfois très loin, n’en demandaient pas tant. Depuis mercredi jusqu’à à ce samedi, l’asbl Nocturnales propose en effet à Marche Le Noël d’Anoki, un spectacle que l’on doit à Luc Petit.

Ce dernier ne compte plus les récompenses, avec notamment à son palmarès de créateur, sur la scène européenne trois récompenses pour la création du meilleur spectacle, et même un prix du plus beau spectacle mondial reçu à Los Angeles.

Cela situe encore un peu plus l’honneur pour Marche, d’avoir vu l’ours polaire de Luc Petit choisir ce dernier édifice le temps de douze représentations, soit trois par jour. Et ce à la demande de la Ville et de son bourgmestre André Bouchat, du Ministre du Tourisme et du Patrimoine René Collin, et du doyen.

Le premier spectacle n’est pas encore terminé mercredi, que déjà la deuxième salve d’esquimaux locaux attend impatiemment en nombre à l’extérieur, piquée par un vent polaire. La transition entre leur patience et le spectacle ne sera pas trop rude. À peine la porte de l’église franchie, ils sont directement immergés au beau milieu des icebergs du Pôle Nord.

Trois quarts d’heure de rêve

Et à peine ont-ils pris place au sein des rangées de chaises se faisant face, que réveillé par leurs clameurs, un ours polaire aussi vrai que nature sort de ses entrailles et apparaît dans l’allée dont il fait sa banquise, suivi par Elfy, un petit esquimau rêvant d’aventures.

Elfy et Anoki sont vite rejoints par des oursons polaires et d’autres personnages du Grand Nord, pour une épopée de trois quarts d’heure chaude en émotions, et toute aussi féérique que magique et poétique. Une épopée qui a aussi trouvé son prolongement dans le cœur de l’église, avec un autel sur lequel les verres musicaux ont remplacé le calice et l’homélie du doyen. Et où un écran géant a encore emmené un peu plus les yeux pétillants de rêverie des petits et grands au Pôle Nord.

Ces trois quarts d’heure rythmées de sons, projections, pas de danse et autre lumières, auront toutefois fondu comme neige au soleil, tant ceux-ci ont rapidement apprivoisé Anoki et ses nouveaux amis.

Benoît Gueuning - équipe de rédaction

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