Vie locale - Lumières du temps des fêtes

Au IVe siècle, ces célébrations furent assimilées par la religion chrétienne qui mêla symboliquement la naissance d’un enfant à celle de la lumière nouvelle. En Ardenne, cette période de l’année a longtemps entretenu un certain nombre de croyances superstitieuses sans doute très anciennes. Il était notamment interdit d’entrer la nuit dans les étables: on aurait signé son arrêt de mort en surprenant la conversation des animaux. Certains actes rituels permettaient de se protéger: pour éloigner les maladies et les maléfices, on mangeait du pain et on répandait de l’eau qui avait passé le cap de la mi-nuit à l’extérieur. D’autres croyances visaient à connaître l’avenir: les jeunes filles déposaient dans un vase un rameau de pommier avec l’espoir qu’il fleurisse avant la Chandeleur et annonce ainsi de prochains mariages. Le temps des fêtes était celui des veillées: les familles se rassemblaient autour de la chaleureuse lumière du foyer (èl coulêye, disait-on en wallon) avant de partager un repas exceptionnel dont le cochon, abattu un peu auparavant et transformé en boudin, faisait les frais. L’habitude de manger du lapin n’est apparue qu’à la fin du XIXe siècle, comme d’ailleurs la diffusion de l’usage décoratif du sapin (qui n’est pas d’origine religieuse). Les superstitions n’ont pas résisté à d’autres lumières, qui ont celles-là éclairé les esprits et faire rayonner plus encore les villes, les hameaux et les forêts de l’Ardenne d’aujourd’hui.

Patrice Lefebvre - équipe de rédaction

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