Vie locale - Philippe Deripeux remportele Mérite culturel 2017

Passionné par la photographie de rue, activité qu’il exerce dans de nombreuses régions du monde, Philippe Depireux est également musicien et compositeur.

Son aventure musicale débute avec Yellow Sunshine, groupe de musiciens Gembloutois, il rejoint ensuite Moon In June à Namur et enfin Ablaze avec Ernest Hembersin qui était à la recherche d’une chanteuse. Il propose une certaine Josiane Lemaire, dite Jo. Ablaze qui fera une soixantaine de concerts et sortira deux 45 tours avec des compositions de Philippe Depireux.

Après deux ans, le tandem Depireux-Lemaire crée, en 1977, son propre groupe, Jo Lemaire&Flouze.

Encouragé par un premier single Philippe Depireux décide de sortir un nouveau 45 tours: Stakhanov.

Premier concert aussi, avec une quinzaine de titres, à la Maison internationale de Gembloux. Une réussite. La composition du groupe est alors la suivante: les frères Bortolin, Giovanni (saxo) et Attilio (guitare et clarinette), Daniel François (guitariste), Marc Santkin à la basse, et bien sûr Philippe Depireux à la batterie. La fraîcheur, l’humour et le punch du groupe, les inflexions vocales de la chanteuse, le côté ludique de la clarinette mêlée au saxo: c’est un succès dans la mouvance du New Wave. Ce second single, toujours autoproduit, se vendra à 2.000 exemplaires.

Un troisième single, Follow me in the air, produit sous le label Vertigo, se vendra à 6.000 exemplaires. En 1979, ce sera la sortie d’un premier album (12 titres) qui s’appelle Jo Lemaire+Flouze, et puis d’un second, Precious Time, en 1980, qui ne rencontre pas le succès espéré. Le groupe part alors pour une longue tournée en France. À cette époque son cachet est de 60.000 francs par concert. Mais le succès se tasse, jusqu’à la sortie du 3e et dernier album Pigmy World porté par la reprise de «Je suis venu te dire que je m’en vais» et la rencontre avec Serge Gainsbourg en 1981. Le 45 tours cartonne: 250.000 exemplaires, vendus en France et au Benelux! Disques d’or et de platine! Le courant passait très bien avec Serge Gainsbourg qui proposa d’écrire pour le groupe.

Philippe Depireux se tournera alors vers la photographie. Sa formation photo commence à L’IATA à Namur, ensuite suit l’exploitation de commerces photo, de nombreux reportages ici et au bout du monde… sa collaboration de nombreuses années avec le Journal Le Ligeur et autres.

Le travail de Philippe Depireux est visible jusqu’au 3 décembre. Photographe du Festival du film belge de Moustier, il est également membre du jeune collectif «Les Arts en vue». Ses nombreuses photos de Moustier et des différents villages qui composent sacommune rendent hommage à la beauté de Jemeppe et de ses habitants.

Jusqu’au 3/12 en la salle Hausman de l’Espace de l’Homme de Spy, 301-303 Route d’Eghezée à Onoz.

Chrysline - équipe de rédaction

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