Vie locale - Une campagne «LLN propre? Yes we can!»

Preuve que l’entente peut être bonne entre l’université et la cité ottintoise, ce sont deux conférences de presse communes qui se sont tenues en deux semaines. Marc Francaux, le prorecteur aux affaires régionales de l’UCL et Julie Chantry, l’échevine de l’environnement de la ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve s’en sont réjouis.

Cette fois, c’est pour la bonne cause qu’ils se sont réunis et ont convié la presse à LLN. «Louvain-la-Neuve a une très grosse activité. 13.000 personnes y sont domiciliées, 25.000 y dorment pendant l’année académique et 50.000 y viennent tous les jours», résume Marc Francaux. «C’est une ville jeune, moderne mais, ces derniers mois, nous avons reçu une série d’interpellations de riverains et d’étudiants par rapport à certaines incivilités. On a évoqué la propreté, la pollution par le bruit… c’était un peu embêtant pour nous qui faisons déjà tant de choses pour maintenir la ville propre».

À l’approche des 24 Heures de Louvain-la-Neuve, il fallait remettre l’église au milieu du village. Ou plutôt le balai devant la porte. «Il est évident qu’après les 24 Heures, Louvain-la-Neuve est une ville sale». Mais l’ajout de services supplémentaires auguraient une rapide remise en état. «Nous l’avons fait aussi pour les périodes plus difficiles comme le printemps ou pour nettoyer certains endroits le week-end. Mais nous constatons que cela ne suffit pas». D’où le lancement de cette campagne démarrée le 18 octobre dernier. Elle a été intitulée «LLN propre? Yes we can!».

Tout le monde a été sollicité, explique le prorecteur de l’UCL. «L’association des commerçants, celle des habitants, le monde sportif, le Musée Hergé, l’UCL, le Lycée Martin V et, bien évidemment, la ville».

Un concours vidéo pour illustrer la problématique

Ce qui explique également l’implication de l’échevine de l’environnement, Julie Chantry. «Les gens ont parfois le sentiment d’assister à une partie de ping-pong entre la ville et l’UCL quand on nous interpelle pour des problèmes de propreté. Et cela peut parfois être désagréable», concèdait la future candidate au poste de bourgmestre.

«La volonté a été de mettre tout le monde ensemble même si beaucoup de choses se font déjà. Nous avons voulu, avec cette campagne positive, retravailler l’image et l’appréciation de la ville par ses utilisateurs ». Il s’agit plus d’une action de communication, précise Julie Chantry. Un logo a été créé mais cela ne s’arrête pas là. « Des affiches sont placées un peu partout dans Louvain. Ce ne sera pas un one-shot mais bien une mobilisation au long cours ». Un concours vidéo a également été lancé jusqu’à la fin novembre. On demande, via une page Facebook, d’y poster des petits films de 30 secondes réalisés, pourquoi pas, à l’aide de son smartphone. «On ne demande pas de montrer LLN sale… mais bien à quel point elle peut être belle quand elle est propre».

Deux prix seront décernés à l’issue de ce concours: un par vote du public, l’autre par des pros. Outre des places pour le cinéma du coin, les deux clips seront projetés dans le même Cinéscope. Et si vous manquez d’inspiration pour votre petit film, n’hésitez pas à aller faire un tour sur la page Facebook qui propose quelques exemples pour enrichir vos réalisations.

Anne Quévit, de l’Association des habitants de LLN, était aussi de la partie pour annoncer cette campagne. «C’est vrai que nous avons eu beaucoup de mécontentement au niveau des nuisances et de la propreté. Il faut passer de la plainte aux propositions. En effet, il ne suffit pas de réprimer mais il faut quand même marquer les limites », estime la vice-présidente qui est bien consciente que tout ne vient pas des étudiants. «Il y a des bandes de jeunes qui viennent d’ailleurs le week-end et qui sont souvent la cause des abus». Pour elle, la question est: «Comment dire aux gens de ramasser leurs canettes et de les jeter dans la poubelle?». Pas toujours évident, en effet!

Vingt-cinq personnes travaillant à la ville d’Ottignies-LLN sont affectées à la propreté ainsi qu’à l’entretien des espaces verts sur l’ensemble du territoire ottintois. «À l’UCL, nous en avons six», précise Marc Francaux. Ils travaillent 5 jours sur 7, 51 semaines par an. Le week-end, l’UCL fait appel à une entreprise privée.«En tout, pour l’UCL, cela représente plusieurs centaines de milliers d’euros qui pourraient être destinés à l’embellissement des lieux s’il n’y avait pas tout ce travail de nettoyage». L’AGCV (gestion du centre-ville) compte 11 travailleurs sur le terrain. Cela fait donc beaucoup de monde pour récolter les 250 tonnes de déchets jetés chaque année! L’échevine Julie Chantry nous apprend que 80 nouvelles poubelles publiques seront bientôt installées sur le territoire de la ville.

L.C. - équipe de rédaction

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