Vie locale - Mattéo Delneufcourt, champion de karaté:«Ce sport fait partie de mon mode de vie»

Mattéo, treize ans, arbore modestement sa ceinture noire. Le karaté, il y baigne depuis sa naissance, voire même avant, car sa maman confie avoir poursuivi les cours jusqu’à ses huit mois de grossesse et certifie que Mattéo réagissait déjà aux kiai (cris propres aux exercices). À l’âge de cinq, en assistant à une démonstration, il s’est joint au groupe et a réalisé l’enchaînement sans commettre la moindre erreur.

Depuis, cette passion familiale ne l’a plus quitté. «Les entraînements font partie de mon quotidien, c’est un mode de vie. Je m’organise avec rigueur dans mes cours également. Je veille à ce que mon travail soit fait afin de dégager le plus de temps possible pour les entraînements», explique l’élève en troisième année à l’Athénée Jules Bara.

Si le jeune homme compte presque autant de médailles que de compétitions (plus de 90 à son actif), il garde cependant les pieds sur terre: «Parfois, c’est vrai que c’est un peu dur de tout combiner. Mais je me donne à fond et c’est là que je tire ma récompense. Même si je ne gagne pas, si je sais que j’ai travaillé correctement, que j’ai donné le meilleur de moi-même, je suis satisfait. Lorsque j’arrive en compétition, c’est dans cet état d’esprit que je me trouve. Ce que j’aime dans ce sport, c’est qu’il n’est pas fait pour blesser, c’est un enchaînement de techniques, un art. En ce qui me concerne, je pense que mes qualités sont la puissance et la stabilité de mes appuis. Et bien évidemment, celle de mon état d’esprit aussi», relate Mattéo qui s’entraîne quatre soirs par semaine.

Papa et entraîneur

Sun Woo Delneufcourt est le Sensei (nom donné à l’entraîneur dans la discipline ndlr) et aussi le père de Mattéo. Un double regard que porte l’homme sur celui qui a été le premier du club à se hisser à un haut niveau: «Mattéo fait désormais partie des élites nationales et, sans le vouloir, ce statut a poussé les membres du club vers le haut. Il est courageux, il sait où il va et comment obtenir ce qu’il veut. Mais il a encore besoin d’être encadré, raison pour laquelle sa maman et moi avons un double regard lors des compétitions: celui d’adeptes de la discipline, mais surtout, celui de parents. Comme je suis son papa, je suis assez pointilleux et strict lors des cours. Mattéo possède de très belle qualités pour évoluer dans ce sport. Il a de la persévérance, une certaine maturité et une bonne intelligence stratégique. Un de ses points forts est qu’il gère aussi très bien ses émotions», confie-t-il.

Une famille boostée à bloc

Fin septembre, Mattéo se rendait en Tchéquie pour disputer la coupe de Pilsen, qui lui a valu une médaille d’argent. Une très belle seconde place qui donne un coup de fouet au moral du jeune athlète: «On est gonflés à bloc pour Berlin!», ajoute la famille au complet qui n’a pas manqué pas d’encourager Mattéo lors de sa dernière compétition organisée en Allemagne début octobre.

Le club est ouvert à tous et organisera, le 18 novembre la Wapi Club au Hall des Sports de Tournai.

En association avec la Ville, l’événement avait accueilli près de 300 compétiteurs en 2016.

E. Beirnaert - équipe de rédaction

Autres actualités à Vie locale

Articles les plus populaires

Les promotions autour de Vie locale