Vie locale - Le défi fou du Bastognard Manu Hubert

Manu Hubert habite à Bastogne depuis une vingtaine d’années. Il travaille actuellement au Syndicat d’Initiative. C’est un ancien champion de motocross.

« Dans ce sport, j’ai réalisé mes rêves d’enfant », explique-t-il. «J’ai participé aux championnats du monde, j’ai eu un statut pro et j’ai marqué des points. » A l’échelon plus régional, il a également remporté huit titres à l’AMPL. Suite à un accident très sérieux, il avait complètement stoppé le motocross en 2010. Il s’était mis au vélo, d’abord avec des copains. Assez rapidement, il était repassé au mode compétition. « Les trajectoires, les chronos, l’adrénaline… On retrouve dans le VTT certaines sensations similaires à celles du motocross. Quand on fait de l’enduro, il y a des franchissements pour lesquels il faut avoir le cœur bien accroché. »

Après les premières balades du dimanche, Manu Hubert est donc passé à l’enduro, une discipline dans laquelle il s’est déjà illustré au niveau national. En 2016, il a été sacré vice-champion de Belgique et l’année suivante, vice-champion de Wallonie.

L’Ironam de Nice

Lors de ses dernières vacances, il a eu un déclic. Un véritable flash. Alors qu’il se baladait sur son vélo, il s’est retrouvé bloqué par un triathlon. Il a regardé l’épreuve avant d’engager la conversation, par hasard, avec l’organisateur de celle-ci. «Il m’a invité à terminer la course avec les autres participants. Je les ai donc accompagnés prudemment durant cinquante kilomètres et je me suis dit que c’est ça que je voulais faire. » Durant les mêmes vacances, il a fait la connaissance d’un Niçois à qui il en a parlé. Celui-ci lui a suggéré de se lancer dans l’Ironman de Nice.« Il m’a même invité chez lui si j’y participais. »

C’est alors que le Bastognard s’est lancé un défi complètement dingue : participer à cet Ironman. Il s’agit d’une épreuve extrêmement difficile lors de laquelle les participants doivent enchaîner 3,8 kilomètres à la nage, 180 kilomètres à vélo avec plus de 2000 mètres de dénivelé positif et finalement un marathon, soit 42 kilomètres à pied !

Manu Hubert a aussi décidé de le faire « à sec », ce qui veut dire qu’il n’aura jamais disputé de marathon ni de triathlon avant de se rendre à Nice fin juin 2018. « Je me débrouille à vélo mais je ne sais ni courir, ni nager. Je veux dire par là que je ne sais pas encore courir dix kilomètres et que je sais juste nager la brasse. »

Manu Hubert s’est donc entouré de spécialistes qui vont l’encadrer et le préparer à cette épreuve extrême. Nous reviendrons dans les prochains mois sur sa préparation et ses progrès.

DM - équipe de rédaction

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