Vie locale - Sébastien Jacquet, des murs d’inspiration

Sébastien Jacquet confie: «A l’âge de dix ans, ma grand-mère, Parisienne, m’a offert un petit appareil photo pocket 110 de couleur rouge, dans une boutique de gadgets électroniques. Nous étions près du pont Tolbiac, dans le quartier chinois». Il a toujours aimé la photographie.

«Il y a cinq ans, j’ai décidé de prendre des cours à l’Institut Provincial des Arts et Métiers de La Louvière dans le but d’apprendre à maîtriser mon appareil Reflex. J’ai commencé par quelques heures, ce qui a réveillé cette passion. La semaine suivante, j’étais inscrit à tous les cours! Je suis sorti en 2016 et depuis, je me prends au jeu. J’aime m’asseoir, observer, écouter… Ce qui me plaît, c’est le fait de figer un moment».

Plonger au cœur des rues de la capitale, il s’y adonne au moins une fois par mois.

L’occasion pour lui d’étoffer sa galerie, de rendre visite à sa famille, mais aussi et surtout, de renouer avec les souvenirs de son enfance:

«J’aime cette ville, elle ne s’arrête jamais. J’ai beaucoup de souvenirs liés au 13e arrondissement. «Paris, je t’aime» était le thème de mon travail de fin d’études. Véronique Vercheval (qui partage l’affiche de l’exposition mise en place à Péruwelz ndlr) était membre du jury et, tout comme moi, elle est fascinée par la ville Lumière.

Lors de mes promenades, je photographie des murs, des mots, des collages, des mots, des graffitis… Avant qu’ils ne disparaissent».

Les murs, une obsession

Issu de la génération qui a vécu la chute du mur de Berlin, Sébastien Jacquet avoue trouver dans son sujet de prédilection de nombreuses symboliques. «Le mur est pour moi comme une obsession. Je le vois comme un marquage de territoire.

C’est très symbolique, chargé de sens. Beaucoup de gens écrivent sur les murs pour contester leur présence. Moi, je les capture sur papier glacé. En ce qui concerne Paris, je tente de conserver une trace de ce que les murs ont à montrer avant que cela ne tende à s’effacer. C’est cela qui me tient à cœur dans cette démarche.»

Son travail de fin d’études, intitulé «Paris, je t’aime» (le même nom que sa page Facebook) et dans lequel il relate ses visites dans la capitale, mais aussi les rencontres qu’il a pu y faire, est disponible à l’accueil d’Arrêt 59 au prix de 20 euros. Ses œuvres, jointes à celles de Véronique Vercheval sont, quant à elles, visibles au sein du foyer jusqu’au 27 octobre.

E. Beirnaert - équipe de rédaction

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