Vie locale - Aline et sa pièce «Eul fille du desert»

Depuis onze années, Aline prend plaisir à se produire sur scène avec une troupe bien connue dans la région: l’Amicale des Acteurs du Faubourg de Tournai. Un art qui nécessite de la discipline, de l’envie.

Agent dans une maison d’importation européenne à Ath, la jeune femme passe beaucoup de son temps libre auprès de ses proches et de ses amis. Mais ce qui la détend par-dessus tout, ce sont ses passions et notamment celle pour le théâtre. Une discipline qu’elle pratique depuis de nombreuses années.

Elle commente:

«Cela fait en tout onze ans que j’en fais. J’ai d’abord eu un premier contact avec le théâtre lors d’un stage d’été, j’avais huit ans. Dès mon entrée en secondaires, j’ai demandé à mes parents de m’inscrire à l’académie à Ath. J’y ai fait deux ans de diction, sept années de déclamation et neuf ans d’art dramatique».

Depuis quelques années, elle fait partie d’une troupe de théâtre amateur, l’Amicale des Acteurs du Faubourg de Tournai.

Elle ajoute:

«La troupe crée des opérettes en patois d’Ath. J’ai commencé en bas de l’échelle, j’y suis arrivée grâce à mon tonton, Michel Clarot, machiniste. J’avais 14 ans et il m’a proposé de l’accompagner dans les coulisses de cette troupe. Ensuite, à force de m’y amuser, je suis passée danseuse pour la troupe», ajoute-t-elle.

Aline joue ses premières scènes lors d’une revue. «J’étais vraiment ravie qu’on me donne cette possibilité, la chance de faire mes preuves. J’ai passé d’excellents moments et j’ai ainsi pu montrer ce que je savais faire».

Les répétitions

Elle développe: «Avec l’amicale, nous répétons deux fois par semaine en vue de la création d’une opérette en patois. Cela demande beaucoup d’investissement mais nous sommes une troupe très unie et nous aimons relever des défis. Il faut pouvoir se poser pour étudier, se concentrer en répétition, tout donner pour ne pas décevoir le public et, bien sûr, nous amuser sur scène tout en proposant un spectacle de qualité. La difficulté principale est de parler correctement le patois. C’est un peu comme une langue étrangère, j’ai pris énormément de temps pour comprendre ce que je disais. Quant aux acteurs, ils ont dû me reprendre régulièrement pour que je puisse prononcer chaque mot de façon correcte».

Elle ajoute: «Ma famille m’a aussi beaucoup soutenue».

Cette année, Aline risque encore de surprendre le public en jonglant avec trois disciplines: le théâtre, la danse et le chant. «Si vous souhaitez me voir sur scène, n’hésitez pas à réserver vos places. Notre pièce «Eul fille du désert» est jouée les samedi 18 et dimanche 19 novembre à l’école Georges Roland à Ath. Un moment de rire, de détente et de convivialité qui fait vivre notre patois local!», conclut l’artiste.

Julie Deprez - équipe de rédaction

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