Vie locale - Lionel Estève investit le Musée du Verre

On ignore bien souvent que le Musée du verre est installé depuis 10 ans sur le site du Bois du Cazier. L’exposition de Lionel Estève: «Le ventre de la terre» a permis de redécouvrir les trésors verriers de chez nous que détient ce musée.

D’une force poétique rare, l’accrochage de Lionel Estève se présente sous forme de plaques minérales et de sculptures pour lequel il a choisi le titre Le ventre de la terre. En lien bien sûr avec le lieu où se trouve le Musée, le Bois du Cazier où il a puisé son inspiration.

L’artiste est français, vit en Belgique, mais peu importe, car il se fiche des frontières. Lionel Estève, né en 1967 à Lyon, vit à Bruxelles depuis plus de vingt ans et voyage à travers le monde.

Depuis 1997, cet artiste instinctif et direct a participé à de nombreuses expositions. Le travail de Lionel Estève joue sur l’espace, les couleurs et la perception sensorielle. Ces œuvres rappellent l’intérêt de l’artiste pour les énergies créatrices et leurs captations. Artisan, chercheur, Lionel Estève déploie matières, lignes, couleurs dans l’intervalle du perceptible et de l’imperceptible. Et tenté par la rêverie, l’observateur de se complaire en se laissant prendre dans son univers fécond, poétique et enchanté.

Il explique: « Le Bois du Cazier est un lieu très fort, chargé d’histoire et aussi physiquement. Il me paraissait impossible de concevoir une exposition sans tenir compte de cette charge. Comme le dit le titre, je voulais parler de ce qu’il y avait dans la terre, et penser aux hommes qui y sont descendus comme à des aventuriers, des spéléologues. Il y a certainement quelque chose de vrai dans cette vision des choses, mais je suis aussi persuadé qu’elle est très naïve. Je viens de la Méditerranée et le monde de la mine, l’histoire industrielle du pays de Charleroi, tout ceci m’est totalement étranger et inconnu, tout comme il l’était à tous ces gens qui sont venus y travailler.»

Ce nouvel accrochage est l’occasion pour cet artiste polymorphe de relever une gageure, celle de maîtriser le médium verre. «J’avais déjà fait réaliser diverses œuvres en verre, mais ce travail était fait par un souffleur et j’étais à ses côtés pour le guider selon mes besoins, ce qui n’a rien à voir avec cette dernière expérience. Cette errance m’a semblé à la fois dure et passionnante, une vraie partie d’échecs, avec en plus l’incertitude due aux métiers du feu.»

Jusqu’au 10 décembre au Musée du Verre, 80 rue du Cazier à Marcinelle.

Chrysline - équipe de rédaction

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