Vie locale - «Putain, putain, Citoyen d’honneur!»

Comme de nombreux artistes flamands préférant chanter en français, Arno a installé ses pénates à Bruxelles depuis belle lurette. Régulièrement, on peut le croiser dans le quartier Saint-Géry ou autour de la place Sainte-Catherine. Digne chantre de notre capitale, il n’hésite pas à en prendre la défense lorsque le communautarisme la menace ou l’actualité internationale la déteint. Des prises de position qui tiennent souvent en quelques mots, mais qui font souvent mouche.

Lors de la cérémonie organisée en son honneur, ceux qui s’attendaient à quelques bons mots ont déchanté. Restant un grand timide, surtout lors de mondanités, la star a terminé les discours protocolaires par un grand salut de la main lorsqu’on lui a cédé la parole. Sa façon à lui de remercier les caméras et flashs avant de rapidement se réfugier vers le bar où il retrouvait quelque peu son élément.

Un ‘echte Brusseleir’!

Des discours, on retiendra notamment la biographie dressée par le bourgmestre Philippe Close pour décrire «l’immigrant Ostendais devenu un echte Brusseleir, tantôt provocateur, tantôt poète, et marchant dans les rues de Bruxelles comme un pêcheur mais, y compris au fond d’un verre, toujours en autocontrôle prononcé.»

Karine Lalieux, échevine de la Culture et initiatrice bien inspirée de cette remise de distinction, a rappelé qu’«Arno s’est levé pour défendre Bruxelles et écrire une lettre d’amour avec humour et intelligence qui réfute les arguments de ‘trou à rats’ d’un certain Trump. Pardon, il faut maintenant dire Monsieur Trump.»

Même dans les discours officiels, Arno semblait avoir apporté sa touche.

Julien SEMNINCKX - équipe de rédaction

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