Vie locale - Couvreur-ardoisier, un métier diversifié et passionnant

Les métiers manuels du bâtiment permettent souvent de trouver de l’emploi et il en va de même pour celui de couvreur-ardoisier. De bons « hommes de métier » sont très recherchés par les patrons ou les sociétés qui ont un savoir-faire à proposer et à défendre.

Cette activité professionnelle requiert tout de même de nombreuses aptitudes comme le souligne, Christian, patron d’une société de pose de toitures : « Il y a tout d’abord une grosse indépendance du travail par rapport aux autres corps de métiers. Nous ne dépendons pas d’autres disciplines de la construction. L’apprentissage est complet et fait appel à plusieurs compétences. Le couvreur-ardoisier doit connaître avec précision les matériaux de revêtement ainsi que les conditions de leur utilisation (par rapport au climat..). Il convient de faire preuve d’organisation et préparer correctement un chantier. S’il s’agit d’une rénovation, il faut démonter l’ancienne toiture et évacuer les déchets sans occasionner de dégâts. Par la suite, le couvreur devra être capable de mettre son chantier en place tout en veillant au respect des normes de sécurité ».

Le couvreur travaille entre ciel et terre et devra être doté d’une sérieuse résistance physique : « Il faut être agile et ne pas être sujet au vertige. Il est indispensable d’avoir un bon sens de l’équilibre et aimer travailler en équipe. La confiance en ses équipiers est très importante tant pour le travail que pour la sécurité de tous. Il faut pouvoir anticiper, être ordonné et méthodique sans oublier la polyvalence. Nous pouvons être amenés à réaliser quelques travaux de maçonnerie et il faut donc savoir s’adapter ».

La formation prévoit aussi pas mal d’autres compétences à acquérir avant de pouvoir entrer en fonction : « Il faut pouvoir interpréter des plans, prendre des mesures, calculer des quantités, avoir des notions de géométrie et de dessin technique. Il faut aussi connaître les matériaux que l’on utilise (leur provenance, leur composition et leurs propriétés) pour conseiller le client ou répondre à ses questions. Savoir maîtriser l’outillage spécifique à la fonction, l’entretenir est aussi important. Connaître les différents échafaudages, échelles, moyens de levage et les cordages complète la formation ».

La maîtrise du parachèvement est aussi une compétence qui devra être acquise durant la formation. Nous parlons ici des pourtours, de la réalisation des systèmes d’écoulement des eaux ou de la petite maçonnerie qui assurent des finitions parfaites.

« C’est un métier que je pratique depuis plus de 30 ans et je n’en aurais pas voulu d’autre. C’est difficile surtout en vieillissant car je suis moins agile et moins souple. C’est pour cela que je mets beaucoup plus l’accent sur la sécurité, chose que je ne trouvais pas forcément importante quand j’ai débuté. Il est important de sensibiliser les plus jeunes à cet aspect des choses. C’est mon rôle d’assurer que toutes les normes préventives soient réalisées avant toute entame de chantier. Un accident est très vite arrivé et il faut tout faire pour que les conséquences soient les moins sévères possibles. Il s’agit toujours d’un métier d’avenir car de bons pros auront toujours le choix de l’employeur. Je suis toujours chez le même employeur parce que je m’y suis toujours senti bien. La satisfaction du travail bien accompli est importante. Quand je passe près de bâtiments plus volumineux, je suis assez fier de dire que j’ai participé à sa construction » conclut Michel, couvreur.

- équipe de rédaction

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