Vie locale - SOS Plastique déborde à cause des conteneurs

Tous les jours, une cinquantaine de personnes franchissent le seuil de l’ASBL SOS Plastique, en face du cimetière d’Ensival, pour y apporter les divers plastiques d’emballage qui ne sont pas acceptés dans les sacs poubelle PMC. Pour les accueillir, 5 personnes engagées par le CPAS de Verviers sous le régime article 60 (qui remet au travail des bénéficiaires du revenu d’intégration sociale) ainsi que quelques bénévoles. C’est bien, mais malheureusement insuffisant, surtout vu l’engouement croissant des particuliers pour le tri et le recyclage de leurs déchets. L’ASBL manque de place et de bras.

«Le gros problème, si je puis dire, ce sont les poubelles à puce, indique Christine Baudinet, la fondatrice de l’ASBL ensivaloise. Elles font augmenter le nombre de personnes qui viennent ici, mais la structure reste la même. Ce ne sera pas possible de continuer comme ça sur le long terme, surtout avec le passage aux conteneurs à puce à Verviers en 2018

Des communes profitent

L’ASBL regrette le manque d’implication des communes dans le processus de recyclage des emballages plastiques qu’elle récolte comme ceux des packs de boissons, des pots de yaourts ou les raviers de champignons. À part Verviers qui met à disposition des travailleurs, les autres communes voisines se contentent de faire profiter leurs citoyens de la structure existante. «J’ai environ 50 personnes qui viennent chaque jour, certifie Christine Baudinet. Des gens de Verviers et Dison pour la plupart mais aussi de Herve, Pepinster et même certains de Bruxelles ou de la mer du nord!» Des «clients» qu’il faut renseigner pour les aider à bien trier en vue du recyclage de chaque sorte de plastique. Cela demande du temps et de la patience, surtout que certains sont davantage venus pour faire une économie financière en allégeant leurs poubelles, plutôt que par souci de la planète...

Ce n’est qu’après ce tri minutieux que le plastique est compacté ou broyé pour être revendu à différentes filiales qui les transforment en sacs poubelle, polars, etc. Mais, au prix actuel du pétrole, la marge bénéficiaire est faible, voire nulle.

Avec l’argent de la revente du plastique, l’ASBL paye ses coûts de fonctionnement et sponsorise des associations locales. «Nous donnons chaque année pour le souper couscous de Maison Bois, le Relais pour la vie, le Home Saint-Joseph de Baelen, entre autres, énumère Christine Baudinet. J’essaye de donner nos bénéfices dans la région

Un appel est donc lancé aux communes pour aider d’une manière ou d’une autre la structure, mais aussi à Monsieur et Madame Tout-le-monde qui auraient du temps à consacrer bénévolement à la cause écologique et sociale. «On se bat pour avoir des subsides de la Région wallonne, mais ils tardent à venir», poursuit Charlotte Delhasse, la fille de la fondatrice de l’ASBL qui y travaille également. «On remarque que de plus en plus, ce sont les parcs à conteneurs qui nous envoient des gens avec des plastiques que eux n’acceptent pas

L’ASBL qui ouvre du lundi au vendredi de 8h30 à 16h45 ne comprend dès lors pas pourquoi elle n’est pas davantage soutenue par les pouvoirs locaux.

LM - équipe de rédaction

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