Vie locale - Macron face à la boisson d’un Verviétois

Olivier Malmendier, le concepteur de B-Blue, a rencontré le candidat à la présidentielle française en 2015, alors qu’Emmanuel Macron était encore ministre de l’Économie et de l’Industrie (et au PS). «Il visitait, comme le fait Jean-Claude Marcourt à l’échelon wallon, tout ce qui touche à l’innovation et à l’industrie lors du salon de l’Innovation à Nantes, un salon spécialement axé sur les technologies de la mer», se souvient le Verviétois. Le ministre s’intéressait à tout ce qui est étude et exploitation de la mer à des fins médicales, paramédicales, cosmétiques… comme l’explique encore Olivier Malmendier.

Lors de ce salon nantais, le ministre s’est arrêté sur le stand d’AlgoSource, partenaire du Verviétois, qui cultive de la spiruline en Bretagne. Cette micro-algue, à haut potentiel nutritionnel, constitue la matière première de B-Blue. «J’étais en visite à Nantes chez mon partenaire pour lui fournir un échantillon de mon produit, alors toujours en phase de recherche et développement. Et l’idéal, sur le salon, est de montrer les applications de l’algue, notamment qu’on pouvait en faire quelque chose d’alimentaire.» Une mini-série du futur soft B-Blue, avec des arômes wallons, développée pour l’occasion était donc en dégustation sur le stand.

Du positif sur B-Blue

Sur la photo, Emmanuel Macron sent un verre contenant de la spiruline brute. «Il faut une certaine dose de motivation pour en boire», plaisante le Verviétois, «au contraire du soft». Après la dégustation de la version aromatisée cette fois, Emmanuel Macron et Jean-Marc Ayrault (qui n’était déjà plus premier ministre mais toujours député de Loire-Atlantique) ont émis des commentaires plutôt positifs. «C’est le discours habituel des politiques», tempère Olivier Malmendier, qui a été président de la locale du MR verviétois. «On attend toujours de voir ce qu’ils vont faire pour permettre aux start-up d’évoluer

Quelqu’un d’intéressé

Le Verviétois a donc eu l’occasion d’observer et d’interagir avec le potentiel futur président français (le second tour est fixé au 7 mai prochain). «Sincèrement, je pense que c’était quelqu’un de réellement intéressé par les innovations, il n’était pas juste là pour serrer des mains. Il avait un réel intérêt, posait des questions et émettait des avis», commente le concepteur de B-Blue. «Il pense et réfléchit à ce qu’il voit.»

Une personnalité à l’intérêt marqué pour l’entreprenariat ne serait donc pas une mauvaise chose sur la plus haute marche de la République, selon le Verviétois. «Personnellement, je pense qu’en France il y a des ressources non-exploitées, dans tout ce qu’on appelle nouvelle économie, avec un savoir-faire. S’il y a une volonté plus entrepreneuriale de la part d’un président, ce n’est pas plus mal

LM - équipe de rédaction

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