Vie locale - Hommage aux victimes, 50 ans après

150 personnes environ, parmi lesquelles des familles des victimes et des pompiers retraités se sont retrouvées le lundi 22 mai dernier sur le coup de 11h au cimetière de Bruxelles à Evere. C’est là que se trouve le mémorial au pied duquel reposent bon nombre de victimes. Plusieurs gerbes de fleurs ont été déposées au pied du monument, notamment par une délégation de pompiers bruxellois en tenue d’intervention.

Un lourd tribut

Des responsables de l’Inno puis un représentant du Roi ont brièvement pris la parole, notamment pour rappeler le lourd tribut payé par le personnel du grand magasin (67 morts).

Le premier échevin de la Ville de Bruxelles Alain Courtois, a salué le courage des services de secours qui sont intervenus lors du tragique incendie, le 22 mai 1967. Une minute de silence a clôturé la cérémonie, vers 11h40.

Une cérémonie empreinte d’émotion pour ceux qui avaient vécu la tragédie, comme Lucien De Schepper, ému aux larmes. «Cela fait du bien de faire la mémoire de ça. L’émotion me prend comme si c’était hier. À l’époque, je travaillais dans une entreprise de chauffage à proximité de l’Innovation. Je devais être parmi les 10 premiers arrivés sur les lieux. Je suis rentré dans le bâtiment. Il y avait déjà de la fumée et les gens étaient dans une panique incroyable. On a aidé les gens qui se trouvaient au rez-de-chaussée en gardant les portes ouvertes, ce qui a permis à 400 ou 500 personnes de sortir. Puis les pompiers sont arrivés et nous ont demandé de nous éloigner, ce qui était normal. On est resté là 24 h durant et on a dormi sur place. Le lendemain, on a aidé à soulever des poutrelles pour pouvoir dégager des morts.» Une expérience qui l’a marqué. «Par la suite, j’ai suivi une formation et je suis devenu pompier volontaire durant 28 ans à Audenaerde

Francis Borle, lui, il travaillait à l’intérieur de l’Innovation quand l’incendie s’est déclaré. «J’étais dans mon bureau au 5e étage. Après être descendu d’un étage, je suis remonté et je suis allé sur la corniche où je me suis retrouvé coincé avec d’autres personnes durant 20 minutes, le temps de voir des gens s’écraser au sol. On a eu la chance qu’un membre du personnel Mr Van Bellinghen se souvienne qu’il y avait des cordes pour remonter les décors. Du bâtiment d’en face, il nous en a jeté une. Au troisième essai, on a réussi à l’attraper puis à attacher une extrémité à une cheminée. On a ensuite fait descendre à la corde, d’abord les quatre femmes puis les 4 hommes. Certains se sont blessés en descendant. Ce qui n’a pas été mon cas. Je pratiquais l’alpinisme et je suis descendu en coinçant ma jambe dans la corde

L.C. - équipe de rédaction

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