Vie locale - L’ULg lance sa plateforme de covoiturage

Les plateformes de covoiturage, c’est n’est pas nouveau. Mais CovoitULiège, celle qui a été mise au point par les équipes de l’ULg, vient de donner une nouvelle dimension au concept.

«La majorité des plateformes de covoiturage actuelles sont pensées pour de longs trajets, qu’on poste plusieurs jours avant son départ, explique Damien Ernst, le professeur qui a coordonné ce projet. Mais ici, on voulait quelque chose de plus dynamique.»

Le collège rectoral de l’université, à l’origine de ce projet, souhaitait avant tout résoudre les problèmes liés aux déplacements des étudiants ou des professeurs d’un site à l’autre de l’ULg. «Problèmes qui se posent en particulier du côté du Sart-Tilman, continue M. Ernst. Pour s’y rendre, il faut prendre le bus 48 qui est bondé, ou qui est impacté par les grèves du TEC. Et à cela, il faut ajouter des problèmes au niveau du parking pour les voitures. Or, ces différents problèmes, à terme, réduisent l’attractivité de l’ULg. Le collège souhaitait donc trouver une solution pour améliorer la mobilité de la communauté de l’ULg.»

Plusieurs services de l’université ont donc planché sur le sujet. Le résultat: une appli utilisant un algorithme qui permet une recherche de chauffeur en temps réel.

«Ici, c’est un ‘matching’ automatique. Le demandeur encode ses préférences: heure de départ et heure d’arrivée souhaitées, et l’appli maximise le résultat au niveau de la communauté. Toutes les cinq minutes, le système recherche la meilleure solution dans le système et traite la demande en temps réel. Et dès qu’il trouve une correspondance, si le demandeur l’accepte, il ouvre une boîte de dialogue pour leur permettre de s’arranger entre eux. Ça va au-delà de tout ce qui existe actuellement sur le marché.»

Seules contraintes: les utilisateurs de cette plateforme doivent tout d’abord être membres de la communauté ULg: étudiants, professeurs, chercheurs…

«Nous ne voulons pas que cette plateforme soit ouverte à tout le monde, notamment par souci de sécurité pour les étudiants», précise Damien Ernst.

L’autre contrainte? Il faut impérativement qu’un des deux points du trajet soit un site de l’ULg.

Le système, mis en ligne jeudi en début d’après-midi, avait d’ores et déjà séduit un millier de personnes 24 heures plus tard. Des étudiants évidemment, mais aussi des professeurs.

«On espère en tout cas que des professeurs et des chercheurs vont s’inscrire et charger des étudiants, termine Damien Ernst. Ce serait en tout cas très bien pour la communauté universitaire, ça permettrait que les gens se connaissent mieux.»

L.M. - équipe de rédaction

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