Vie locale - La fronde des commerçants suite aux travaux à Theux

Depuis le 15 mai dernier, des travaux sont en cours dans le centre de Theux. Les pavés asiatiques des trottoirs de la rue Hocheporte et ceux des places de parking de la place du Perron sont en train d’être remplacés par des pavés belges. Mais du côté des commerçants, on rumine. Pas sur les travaux en eux-mêmes, ils sont en effet bien conscients que ceux-ci doivent être réalisés, mais plutôt sur la manière dont ils ont été informés.

«On a seulement été prévenu le vendredi 12… parce qu’on a vu les ouvriers qui venaient mettre les panneaux en place. Mais avant ça, rien! J’estime qu’on aurait dû nous avertir avant plutôt que de nous mettre devant le fait accompli», regrette Victorine Craisse-Thijs de la boulangerie du Perron. Et si du côté de la Ville, on assure qu’un toutes-boîtes a été envoyé par l’entrepreneur (voir ci-contre), d’autres commerçants de la place nous assurent du contraire. C’est notamment le cas à la friterie «Le Petit Chef», située rue Hocheporte. «En plus de ça, on nous avait dit que ça ne durerait que 8 jours. Or, ça fait maintenant trois semaines qu’ils ont commencés. Et à aucun moment on ne nous a indiqué que les travaux seraient plus long», renchérit le père du gérant.

Une lettre au Collège

La boulangère décide tout de même de passer un coup de fil au service des travaux pour savoir pourquoi les commerçants n’ont pas été prévenus. «On m’a répondu que je n’avais qu’à m’inscrire sur la newsletter de la commune et que je serais informée. C’est tout…», déplore-t-elle une nouvelle fois.

C’en est trop pour Victorine Craisse-Thijs qui décide donc d’écrire au Collège pour faire part de son mécontentement et de celui des autres commerçants. «Les travaux sont déjà gênants car ils empiètent sur des places de parking. Mais si en plus on ne nous prévient pas, écrit-elle. Pour ceux qui ont du personnel, il aurait été appréciable de pouvoir prendre des dispositions pour éventuellement les mettre au chômage économique. Mais en deux jours, ce n’est pas possible».

En plus d’exprimer son mécontentement, le but de sa lettre est également d’obtenir un dédommagement auprès de la commune. «Pas financier, ça, on ne l’aura jamais. Mais j’exige la suspension de la zone bleue en juin, juillet et août 2017 pour le tort que ça nous a fait. C’est la moindre des choses», conclut-elle.

Le conseiller Matthieu Daele fera également une interpellation à ça sujet lors du conseil communal de ce lundi. «Que ce soit place du Perron ou du côté de Mont, j’ai reçu des remarques sur la mauvaise communication au niveau des travaux». Affaire à suivre donc.

L.M. - équipe de rédaction

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