Vie locale - Le carillon perdu revient à Mons!

C’est un mastodonte de plus de huit tonnes; c’est, surtout, un instrument unique en Wallonie. Le carillon itinérant Reine Fabiola, dont les 49 cloches ont résonné un peu partout (jusqu’à Disneyland-Paris!) pendant une vingtaine d’années avant d’être forcées au silence, va reprendre la route et redonner de la voix.

Une souscription avait été lancée, mais la somme à réunir était si élevée (5 millions de francs belges, soit 124.000€ sans tenir compte de trente ans d’inflation...) qu’on n’y serait jamais arrivé sans l’intervention généreuse d’un mécène: Pierre Delhaize (aujourd’hui décédé), qui dirigeait à l’époque la chaîne de supérettes Louis Delhaize.

Un coup de cœur de l’homme d’affaires: «Combien coûte-t-il? Je vous le rachète!» avait-il lancé.

A Mons, on pouvait voir le carillon itinérant en haut de la rampe Saint-Waudru le lundi de la ducasse, notamment.

Mais au fil des ans, les protagonistes de cette aventure disparaissent les uns après les autres... Et pour finir, le carillon aussi!

Ce sont les organisateurs du Beatles’ Day qui se sont mis en tête de le retrouver. «Ça a été une vraie enquête! On a fini par le retrouver dans un hangar de Delhaize au grand duché de Luxembourg.»

Les discussions avec le nouveau patron de l’entreprise, M. Van Cutsem, ont pris beaucoup de temps. La nouvelle association créée en 2012, Carillons Montois, a su convaincre de son sérieux. «Et Delfood a refusé une offre étrangère car il tient à ce que l’instrument reste en Wallonie», salue Bernard Dutrieux. Enfin, ça y est: «il sera là fin mai, et les gens pourront, je l’espère, le voir à la ducasse, sur la Grand-place, au passage de la procession.»

LP - équipe de rédaction

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