Vie locale - La police passe enfin au radar numérique

«Enfin», serait-on tenté de dire à la zone de police Vesdre. Ce jeudi soir, lors du conseil de zone, l’achat d’un nouveau radar pour un montant de 50.000 euros TVA comprise, a été avalisé. Une bonne nouvelle pour le commissaire Lemarchand, officier en charge du roulage sur la zone Vesdre. «Notre radar actuel est toujours un radar argentique. C’est celui de la police communale qu’on a repris avec la réforme des polices», explique-t-il.

Avec l’arrivée du nouveau flash, un NK7 de chez Securoad, la firme qui a remporté le marché de la Région wallonne, le bon vieux radar argentique pourra prendre sa retraite.

Une véritable aubaine pour Bernard Lemarchand. «Actuellement on fonctionne toujours avec de la pellicule et des photos qu’il faut faire développer chez le photographe. On est toujours à l’âge de pierre. Il faut que chaque photo, individuellement, soit observée par une personne qui fait des zooms et décrypte le numéro de plaque quand la photo est floue. Il y a une personne à temps plein qui s’occupe de lire toutes les photos, rédiger manuellement les procès-verbaux qui y sont liés et de toute la gestion administrative faisant suite aux contrôles de vitesse.» Un temps plein qui va pouvoir se consacrer entièrement à d’autres tâches puisque le nouveau flash, et le logiciel qui l’accompagne, va décharger un policier de toute la paperasse relative aux excès de vitesse.

«Le nouveau radar comprend un logiciel qui va permettre d’envoyer de manière automatique les informations, de les stocker. Ces informations vont être envoyées à un centre utilisé par la police fédérale et il n’y aura même plus besoin de taper les P.-V.. Tout va être fait dans un centre et nous, on n’aura plus qu’à aller placer le radar. Il a des performances au-delà de tout ce qu’on peut espérer en termes de qualité» explique l’officier roulage qui précise tout de même, «l’objectif n’est pas de faire plus de P.-V. ou d’augmenter nos chiffres. Si on le voulait vraiment, on pourrait sortir le radar quasiment tous les jours mais ce n’est pas le but. Le but c’est de le mettre à des endroits problématiques, à des endroits où on a reçu des plaintes des autorités ou des citoyens, des endroits où l’on sait qu’il y a régulièrement des excès de vitesse.»

Ce moyen de répression est utilisé quand aucune autre méthode ou adaptation de la chaussée n’a permis de faire diminuer la vitesse des automobilistes, assure le commissaire.

En attendant, avec l’arrivée de ce nouvel outil, davantage de policiers devraient être formés pour utiliser le radar qui devrait rester mobile. «On n’a pas de voirie suffisamment importante que pour dire qu’on va installer un boîtier fixe. Ce n’est pas à l’ordre du jour mais ça pourrait faire l’objet d’une réflexion future», conclut l’officier qui se réjouit de pouvoir jeter le vieux radar argentique et affecter les policiers de son service à d’autres tâches plus importantes.

L.M. - équipe de rédaction

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