Vie locale - Début de la démolition finale de la prison de Verviers

Il va y avoir du spectacle à l’ancienne prison de Verviers condamnée pour cause de vétusté en 2011 et vidée de tous ces détenus et prévenus jusqu’en 2013, à la veille d’une démolition qu’on disait imminente. Après 118 ans d’existence, la prison de la chaussée de Heusy fermait définitivement ses portes en novembre 2013. Dans la foulée, les travaux les plus urgents de démolition, notamment des éléments qui risquaient de tomber, étaient entamés. Mais aujourd’hui, 60% de ce qui constituait l’ensemble de la prison demeure en place. D’ici une année, il ne restera cependant que le mur d’enceinte côté rue des Coteaux et derrière l’Aldi. Un mur récent qui devrait ceindre la nouvelle prison dont l’auteur de projet devrait être trouvé d’ici fin de l’année.

Info ou intox? Dans ce dossier, il devient risqué d’avancer des échéances pour les chantiers. Mais les riverains de l’ancienne prison ont reçu dans leur boîte aux lettres un avis annonçant la 3e phase de la démolition des bâtiments. «Les travaux de démolition proprement dits commenceront le 8 mai 2017 et s’étaleront jusque fin avril 2018 minimum», stipule la lettre. Les gravats des quelque 67.000m3 de bâtiments encore existant seront évacués par la chaussée de Heusy, où on s’attend à un ballet de camions entre 7h30 et 18h. Environ 2.000 semi-remorques devraient être nécessaires pour évacuer tout ça. Ce mois-ci sera consacré au démontage des éléments à récupérer, comme des passerelles qui seront réutilisées dans des prisons qui datent de la même époque que celle de Verviers. Par après, ce sont de gros engins, acheminés par convois exceptionnels, qui arriveront à Verviers pour assainir le site.

À quand la reconstruction?

En interview en novembre dernier, le député fédéral theutois, André Frédéric (PS), qui suit le dossier de près, nous disait: «On imagine qu’on pourrait avoir une prison finie pour 2020». Aujourd’hui, on nous souffle que ce serait plutôt 2021, à six mois près. Tant que le terrain n’est pas mis à nu, difficile d’y voir clair. Mais, d’ici quelques mois, les éléments seront plus favorables pour désigner un auteur de projet et dessiner les plans de cette future maison d’arrêt de 240 places.

L.M. - équipe de rédaction

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