Vie locale - Jonathan, le nettoyeur des autocollants

Les dizaines de milliers d’autocollants apposés chaque année aux quatre coins de Bruxelles constituent une véritable plaie pour les services de la propreté. Au pied de l’Atomium, entre 2.000 à 3.000 autocollants par an avec une moyenne de 40 par poteau sont régulièrement placardés, au mépris du travail des employés du service propreté. «Nous retrouvons énormément d’autocollants collés à gauche à droite sur les mobiliers publics après un match ou un concert», raconte Nicolas Vazquez, directeur de la cellule propreté de la ville de Bruxelles.

Face à cette dégradation visuelle, Karine Lalieux, échevine de la Propreté publique, a décidé d’engager un nettoyeur à temps plein entièrement dédié à l’enlèvement des autocollants. Depuis la semaine du 20 mars, Jonathan Rillaert récure les nombreux poteaux situés au pied de l’Atomium, accompagné d’une petite équipe. Dans les prochaines semaines, il s’attaquera à l’ensemble de la rue Neuve, de la zone Unesco et du piétonnier. À terme, il interviendra dans tous les quartiers de la Ville de Bruxelles, de Haren jusqu’à l’avenue Louise en passant par Laeken et Neder-Over-Heembeek.

30 minutes pour nettoyer un poteau

Jonathan consacre en moyenne 30 minutes pour nettoyer un poteau. «Je commence par nettoyer les poteaux avec un jet à haute pression qui permet de retirer les autocollants à base de papier. Par la suite, je dois gratter le poteau au cutter pour retirer les autocollants en plastique. Il me faut après retirer les résidus de colle à l’acétone. Pour finir, j’applique du WD40, une huile pénétrante très utilisée sous forme de vaporisateur, sur la surface du poteau pour la préserver de la corrosion naturelle. Généralement après application du produit sur le poteau, les autocollants adhèrent moins». explique-t-il.

En matière d’investissement le coût annuel d’un ouvrier permanent s’élève jusqu’à 35.000 euros, charges patronales comprises. Interrogé sur la tâche sans fin de sa fonction, Johnathan ne se déclare pas découragé. «Nous n’étions pas intervenus à l’Atomium depuis des années ce qui explique le triste état des poteaux. Certes le fait de savoir, que les poteaux seront à nouveau couverts de tags d’ici quelques mois peut paraître décourageant mais je peux réellement observer l’état d’avancement de mon travail. Il est assez gratifiant de constater que la zone est plus propre après notre passage.»

L.C. - équipe de rédaction

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