Vie locale - IGP pour le miel… enfin!

On dénombre environ 4.000 apiculteurs en Wallonie et une vingtaine de professionnels; ils produisent, de manière entièrement artisanale, entre 600 et 1.500 tonnes de miel chaque année. Mais, en grande surface, le miel n’a pas vraiment la même «couleur»; souvent mélangé, amélioré en sucre, son origine n’est pas toujours vraiment claire! Sous l’impulsion de l’asbl Promiel et d’autres défenseurs des abeilles, un projet de reconnaissance de la qualité de nos ruchers wallons, lancé au début des années 90, voit (enfin) le jour, sous la forme d’une IGP ou Indication Géographique Protégée.

Après publication au Moniteur belge, l’arrêté sera transmis à la Commission européenne. Le dossier «Miel wallon» devrait ainsi être validé début 2018 (au plus tôt) par l’UE, rejoignant ainsi notre cher Jambon d’Ardenne, la Plate de Florenville, ou le Pâté Gaumais. Une bonne nouvelle! Non seulement pour les apiculteurs qui réalisent tout au long de l’année un travail méticuleux et enrichissant pour la nature et ses habitants, mais aussi pour la Wallonie, fière de ce patrimoine, notamment dans le cadre de cette année 2017 consacrée «Wallonie gourmande». Il s’agit également pour les 4.000 apiculteurs wallons d’une reconnaissance de leur travail, de leur passion et de la qualité de leur production qu’ils s’évertuent à maintenir au plus haut. Ils produisent ainsi un miel savoureux, facilement tartinable… et reconnaissable par sa fraîcheur et sa consistance: pas trop liquide (ce qui supposerait qu’il ait été un peu cuit et aurait donc perdu ses bonnes vitamines), et pas trop dur non plus. L’IGP indiquera des caractéristiques originales et suivra un cahier des charges rigoureux. Le miel wallon sera issu de la flore de la Wallonie, et donc de son climat, de ses terroirs spécifiques et de ses paysages. Mais, il manque encore aujourd’hui d’apiculteurs qui respectent les bonnes pratiques…

Un appel à projets

Le ministre a donc lancé un appel à projet à l’attention des ruchers-écoles, des fédérations et unions d’apiculteurs, pour un montant global de 250.000 €. Celui-ci vise la formation de base et le perfectionnement apicoles (conférences, visites d’études…) qui devraient susciter l’intérêt de celles et ceux qui souhaitent lancer un rucher (même de quelques ruches) et produire un miel (voire de ses dérivés, comme la cire, la gelée royale…) dans les conditions régies par cette nouvelle appellation. Les dossiers de candidature peuvent être introduits jusqu’au 10 mai 2017 à minuit (voir sur http://agriculture.wallonie.be/apiculture). En 2016, 37 projets de cours et 108 conférences avaient été retenus…

CaT - équipe de rédaction

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