Vie locale - 77% des Belges mangent des frites surgelées

McCain transforme 540.000 tonnes de pommes de terre par an en Belgique. La firme qui fête ses 70 ans cette année se modernise, lance de nouveaux produits et engage encore 80 personnes sur son site près de Tournai. Parce que nous raffolons des frites, potatoes, croquettes,...

En Belgique, la firme canadienne (MCkain) possède deux sites de production. À Leuze-en-Hainaut, cela représente 11 lignes de production: 7 lignes de production pour les spécialités à base de pommes de terre; 3 pour les frites surgelées, 1 ligne pour les flocons (la purée). L’usine de Waregem compte 3 lignes de production: 1 pour les frites fraîches, 1 pour les frites congelées et 1 pour les flocons.

À Leuze, qui emploie 634 personnes, le dispositif est impressionnant et la chaîne de fabrication est contrôlée à tous niveaux. Dans les champs d’abord où les responsables rencontrent nos agriculteurs (200 pour notre pays). Puis arrivent les camions remplis de pommes de terre (70 par jour!). Là, des échantillons sont testés. «On analyse la pomme de terre sur un tapis, on note sa forme, on regarde si elle a des coups», poursuit William Jarijch. La pomme de terre est ensuite plongée dans un bain de sel pour voir son pourcentage d’eau. Et puis hop, un appareil sort une frite au centre de la pomme de terre. Elle est plongée dans l’eau pour cuisson: «Deux minutes, on verra ainsi sa taille, sa couleur, sa forme», nous dit l’employé chargé de cette mission. Contrôle réussi, l’échantillon est parfait, le camion peut livrer toutes ses pommes de terre!

8 fois au scanner

Ce ne sera pas le seul contrôle, loin de là. Place au triage. Impressionnant, la terre, les pierres sont séparées: «Il nous arrive parfois de retrouver des obus», sourit le responsable. Suit le nettoyage, on se trouve dans un coin plutôt bruyant. C’est une nouvelle aile et un processus particulier dont le but est de ne surtout pas abîmer la pomme de terre. Avant même d’être épluchée, elle sera «identifiée» 8 fois au scanner! Elle sera ensuite nettoyée et épluchée: «Pour un kilo de frites, il nous faut 2 kilos de pommes de terre». Selon la production (allumettes, format traditionnel…) les couteaux seront changés. Et c’est de la précision: chaque frite doit avoir le même format, en largeur du moins.

Précision, elles sont aussi blanchies et donc cuites à l’eau afin d’en garder le goût et surtout la texture. Cuites puis surgelées dans d’immenses congélateurs, les frites arrivent alors dans une grande machine métallique qui les répartit en kilos. Un contrôle sera encore opéré: «Ici, dans le labo, nous testons des échantillons du produit fini toutes les 20 minutes», nous montre M. Jarijch. Restera le packaging (lui aussi super-contrôlé): dans les sachets, puis dans les boîtes et enfin sur des palettes replacées dans d’immenses salles à moins 30 degrés. Tout est tracé, tout est numéroté sur les paquets: «En cas de problème, nous pouvons dire exactement quand la frite a été produite».

De l’arrivée de la pomme de terre à la mise en boîte, il faut moins d’une heure.

SP - équipe de rédaction

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