Vie locale - Mais quel bagou!

Le public, enthousiaste mais néanmoins respectueux de chaque candidat, a vécu, mardi 2 mai, une bien belle soirée présentée par Gaëtan Lebailly et David Vaccari, l’initiateur de ce bel événement qu’est le tournoi d’éloquence de Wallonie picarde.

Quatre épreuves

Quatre: le nombre de rhétoriciens à avoir passé le cap des qualifications mais aussi le nombre d’épreuves qu’on leur réservait. Il s’agissait plus précisément d’un exposé de 6 minutes sur un sujet imposé et préparé, une improvisation d’une minute sur un des thèmes dévoilés deux heures à peine avant l’événement, une joute oratoire de 4 minutes.

Une nouveauté clôturait les débats: un exercice de diction qui multipliait les allitérations et autres embûches verbales et qui a eu l’heur de démontrer la maîtrise technique des candidats et d’apporter un plaisant dérivatif au public.

Trois garçons, une fille

Le Mouscronnois Mathias Marques, qui a remporté le prix du public et aura l’honneur de présenter un JT sur la télé régionale a eu la lourde tâche de débuter chaque épreuve. Il a concrétisé la montée des populismes par des exemples récents comme le Brexit, Italie, Pays-Bas et bien sûr le second tour des élections françaises, sujet brûlant qui méritait peut-être un peu plus de pugnacité verbale.

Laure-Elise Breyne, qui représentait l’institut Notre-Dame de Comines, a défendu avec conviction et humour la génération Z, mettant en avant les multiples avantages que peut retirer la jeunesse de la technologie et concluant par un clin d’œil aux adultes, invités à remplacer le sempiternel «Eteins ton ordi!» par «Qu’y as-tu appris aujourd’hui?»

Autre Cominois, Henry Maes défendait le Collège du même nom et devait composer avec un «Existe-t-il encore de grands écrivains?» qui ne l’inspirait pas vraiment au départ. Grâce à un travail collaboratif, il a pourtant admirablement servi son argumentation, encadrée par un extrait de l’Eclaircie de Philippe Sollers.

Enfin, Adil Mellouk, élève de l’athénée Bara, à Tournai, s’est attaché à défendre les valeurs européennes avec autant de brio que son prédécesseur. L’épreuve d’improvisation confirmera la suprématie de ces deux candidats qui se sont mesurés, sans concession, dans le débat.

Adil y est apparu redoutable sans parvenir à déstabiliser son adversaire. Ce fut sans aucun doute ardu mais les 19 membres du jury ont bien dû trancher.

Tous méritent en tout cas nos félicitations.

NG - équipe de rédaction

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