Vie locale - Arrivés d’Espagne!

En 2011, on dénombrait, en Belgique, 47.996 Espagnols. C’est la 6e nation représentée après l’Italie, la France, les Pays-Bas, le Maroc et la Pologne. Dans la région de Mons-Borinage, ils étaient 884 en 2008, dont 211 rien que sur Saint-Ghislain. C’est la 4e nationalité après l’Italie, la France et les USA. Le zoning de Ghlin-Baudour semble avoir été très attractif pour eux dans les années soixante. Partons à la découverte de cette communauté très bien intégrée dans notre région.

Carmen Hueso et Antonio Galan ont respectivement 73 et 76 ans. Il y a peu, ils ont fêté leurs noces d’or. Tous les deux sont originaires de Malaga et vivent aujourd’hui à Baudour. «En 1963, dans le village, se souvient Antonio, il y avait des affiches pour aller travailler en Allemagne. J’avais du boulot à la ferme de mes parents mais je crois que j’avais le goût de l’aventure. On est parti à cinq du village et je me suis retrouvé pendant seize mois dans une usine à Francfort.

Et puis un jour, je suis arrivé à Baudour pour rejoindre ma future épouse qui était chez sa sœur… On s’est marié en 1965 et j’ai trouvé du boulot comme manœuvre dans la construction. J’ai gravi les échelons et en 1978 j’ai créé ma propre entreprise. La législation m’imposait d’avoir dix années de travail en Belgique avant de pouvoir créer mon boulot d’indépendant

Baudour après l’Allemagne

Dur de s’adapter à la Belgique? Si pour Antonio cela s’est fait facilement, Carmen a eu plus de difficultés. «J’avais la nostalgie de mes parents, de la famille… Et puis quand j’ai pu aider d’autres Espagnols qui arrivaient, pour la scolarité des enfants, leurs papiers, la visite chez le médecin… je l’ai fait. Mais avec les années, j’ai acquis cette double appartenance. On a nos trois enfants, nos petits-enfants… Tout se passe ici maintenant! Je ne me vois plus quitter Saint-Ghislain.»

À l’école

Carmen insiste sur un point important pour elle: le système scolaire.

«Nos enfants ont pu bénéficier d’une bonne scolarité, bien différente de la scolarité espagnole. Il y a en Belgique un bel esprit d’ouverture et plein d’activités pour les jeunes. Quand on voit comment les enfants d’amis retournés en Espagne ont gâché leurs études, on se dit que finalement, on est très bien ici

LP - équipe de rédaction

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