Vie locale - 2.254 mesures contre le radon

Cela fait déjà 10 ans que le S.A.M.I. remplit une mission essentielle de sensibilisation et d’action auprès de la population. Une mission essentielle pour la santédes Brabançons qui ne se rendent pas compte que beaucoup de dangers peuvent exister, même de manière invisible, au sein de leur habitation. «C’est un service qui n’est finalement pas très connu de la population, mais qui est pourtant très important, assure le député provincial Tanguy Stuckens. Quatre agents travaillent au quotidien pour prévenir et détecter toutes les maladies qui peuvent exister dans une habitation, soit par manque d’entretien, soit de part le lieu de construction en lui-même.»

Pour entrer en contact avec les citoyens, le S.A.M.I. travaille en étroite collaboration avec les médecins généralistes de la province. «Les agents agissent toujours sur base d’un certificat médical, explique-t-il. Quand une personne est malade et qu’on ne parvient pas à en trouver les raisons, cela peut venir du milieu dans lequel la personne vit. C’est alors que le médecin peut rentrer en contact avec nous pour des prélèvements et des analyses.»

Le S.A.M.I. a en fait trois missions principales: les visites à domiciles à la demande du médecin, les visites dans les milieux d’accueil et la sensibilisation à la problématique du radon. «Les polluants analysés et mesurés sont nombreux et variés, indique Nathalie Popovic, la responsable du S.A.M.I. Cela peut aller des moisissures qui contiennent des champignons nocifs aux acariens en passant par des composés organiques volatiles, du formaldéhyde, le monoxyde de carbone, le dioxyde de carbone, des légionelles, le plomb ou encore le radon.»

Intervenir rapidement

Le radon est d’ailleurs un problème bien spécifique au centre de notre province, même s’il peut se retrouver n’importe où. «Les cas sont plus nombreux à Genappe ou encore Court-Saint-Etienne, mais toutes les communes sont touchées», prévient-elle.

C’est ainsi que la Province a lancé avec l’aide de la Région wallonne une vaste campagne de sensibilisation à la détection du radon. «Nous proposons un appareil de détection pour 20 euros et le but est qu’il soit utilisé le plus possible, peu importe la commune.»

Et à force d’en parler, les contrôles sont de plus en plus nombreux chaque année. Depuis 2010, ce sont au total 2.254 mesures qui ont été effectuées dans les 27 communes du Brabant wallon. «Pour certaines communes, les mesures sont encore trop peu nombreuses et ne permettent pas de connaître le risque exact, il faut donc continuer à sensibiliser les gens.»

Des projets sont d’ailleurs encore à l’étude, comme celui d’analyser toutes les écoles de la province, une première salve a d’ailleurs été lancée en ce début d’année pour toutes les écoles du centre du Brabant wallon. «Nous avons voulu commencer par un territoire restreint pour être sûr de mener nos enquêtes à bien, confie Tanguy Stuckens. Par la suite, nous comptons bien étendre notre action à toute la province, mais toujours dans le souci d’intervenir le plus rapidement possible.»

En effet, une visite intervient en général maximum un mois après que le certificat d’un médecin délivré. «Un délai plus que raisonnable.»

L.C. - équipe de rédaction

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