Vie locale - Fusillés il y a 100 ans

Le 8 mai 1917, il est 5 heures du matin lorsque les fusils retentissent sur les hauteurs de Liège. André Grégoire, Constant Grandprez et sa sœur, Élise Grandprez, viennent d’être exécutés par les Allemands pour des actes de résistance. «Les membres du réseau Grandprez-Grégoire faisaient partie des 6.000 civils qui, entre 1914 et 1918, menèrent clandestinement des missions de renseignement en faveur des alliés», précise d’ailleurs une note historique.

Ce lundi 8 mai, c’est donc pour se souvenir de ce triste anniversaire que le Collège de Stavelot, les habitants ainsi que les élèves des trois écoles de la commune, se sont réunis dans le quartier de la gare.

Ce quartier n’a pas été choisi par hasard: d’une part, parce que les trois martyrs ont donné leurs noms à deux avenues et une place aux alentours, mais également parce que c’est là-bas, qu’en 1919, l’arbre de la Liberté a été planté pour se souvenir à jamais de la résistance stavelotaine.

Inauguration d’une stèle

La petite cérémonie a débuté par le rappel du rôle joué par les trois résistants. «C’est important, il me semble, de transmettre aux générations plus jeunes cette partie de l’histoire stavelotaine. La ville est attachée à son passé et je sais que les professeurs des différentes écoles mettent d’ailleurs souvent l’accent sur l’histoire passée de notre commune», indique Patrice Lefebvre, échevin de l’Enseignement.

On a ensuite assisté à un moment poignant lorsque Vincent Grégoire, descendant d’André Grégoire, a lu des passages de la lettre (voir ci-contre) écrite par son aïeul quelques heures avant son exécution.

«C’était il y a 100 ans jour pour jour, même si je ne l’ai évidemment pas connu, il est important de rendre hommage. Je ne veux pas oublier ce qu’il s’est passé. C’est une façon de dire qu’on pense à eux», souligne-t-il. Une partie de la famille Grégoire était d’ailleurs présente ce lundi lors de la commémoration.

La commune de Stavelot a également dévoilé une stèle prenant place à côté de l’arbre de la Liberté.

À cette occasion, trois élèves ont relu le discours d’inauguration de l’arbre avec ces mots, qui prennent aujourd’hui encore plus de sens: «Il s’agit aujourd’hui de commémorer l’heure inoubliable de notre libération. Mais un jour viendra où cet arbre sera le seul survivant de la génération qui l’a planté. C’est alors que sa signification s’érigera en témoignages et en leçons.»

Loïc Manguette - équipe de rédaction

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