Vie locale - 500 euros pour un rapport incendie!

Les services des pompiers peuvent vraiment être chers pour les particuliers. Exemple, dans la zone de secours Warche-Amblève-Lienne, la zone de secours 5, c’est 500 euros pour un rapport de sécurité pour un gîte. Une situation dénoncée par le bourgmestre de Stavelot Thierry de Bournonville, qui pointe différents problèmes qui secouent la zone de secours 5.

«Je trouve que les factures présentées aux particuliers, notamment pour des visites pour des rapports de conformités en termes de sécurité de gîtes, sont beaucoup trop élevées, alors même que parfois ces visites ne durent que quelques minutes. J’ai le cas d’un Stavelotain qui a reçu deux visites de 15 minutes chacune, cela fait cher le tarif horaire. On parle ici d’une facture de 500 €, sans même avoir un dossier étayé pour justifier son refus d’ailleurs. Ne pourrait-on pas revoir ces tarifs, s’aligner sur d’autres zones, où on passe d’un montant de 200 € à un tarif de 75 €/h, ce qui est beaucoup plus réaliste et plus supportable pour les personnes?», a demandé le bourgmestre de Stavelot en conseil de zone de secours ce mardi soir à Stoumont.

Il est vrai que le nerf de la guerre reste l’argent, les zones de secours en trouvant où elles peuvent. On a déjà dénoncé ici, en juin dernier, les tarifs imposés aux écoles pour des simples visites de casernes, elles devaient ainsi payer 25 €! Depuis lors, la gratuité est de mise, et c’est la moindre des choses. «J’avais dénoncé cet état de fait à l’époque en conseil communal, on est maintenant revenu à la gratuité, comme quoi mes interventions ne sont pas toutes dénuées d’intérêt», sourit Thierry de Bounonville.

De son côté, Didier Gilkinet, nouveau président de la zone de secours depuis mardi, rétorque «que ces certificats sont valables pendant 5 ans, ce qui fait une moyenne de 100 € par an pour les propriétaires de gîtes, ce qui est quand même supportable pour des personnes qui exploitent des gîtes qui sont peu ou pas taxés. Par ailleurs, nous avions déjà décidé de reparler de ce point en collège de zone et voir s’il ne fallait pas adapter les tarifs».

Mais Thierry de Bournonville poursuit sur sa lancée. «C’est bien le signe du malaise, puisque le collège de zone avait décidé d’en parler avant même mon intervention», dit-il, «ce qui veut dire que je ne suis sans doute pas le seul à m’en plaindre. Mais je ne partage pas toutes les louanges envers notre zone de secours, je pense surtout qu’on est en train de décourager les volontaires dans nos casernes. C’est à se demander pour qui ces zones ont été créées, et si on veut encore vraiment de nos volontaires

LM - équipe de rédaction

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