Vie locale - Ils ont chambré le maïeur

Il y a sept ans, le Haine-Saint-Pierrois Guy Dewier, accessoirement journaliste à ACTV, créait la confrérie la plus folle du Royaume. Amoureux de son terroir, Guy et ses comparses ont pris le prétexte d’un dessert wallon, pour recréer l’esprit de convivialité et de gaudriole surréaliste propre à la région du Centre. Le mouvement n’est pas dénué d’esprit (il suffit d’écouter le discours du très lettré Scribeux d’Couilles Jean Leroy). Ni, surtout, d’humour: le comédien Pierre Mathues y veille.

Dessert de pauvres

Rappelons brièvement ce qu’est la Couille de Suisse (que les grands-mères wallonnes pudibondes rebaptisaient «couques de Suisse» en pinçant les lèvres): un dessert, facile à préparer, pas cher, mais qui comblait les gourmands petits et grands. Une pâte levée, découpée en petites boules, cuites à l’eau bouillante. Généreusement arrosées de sucre et beurre fondus. L’aspect a donné le nom au dessert. La couille de Suisse, c’est notre madeleine de Proust à nous, les Wallons. La confrérie a remis au goût du jour ce plat en organisant le 1er «Décrocher de couille» lors de la braderie de La Louvière. Une parodie du… «Décrocher la lune» de Franco Dragone! Déguisé en Garde suisse, Helvetico part à l’assaut de l’église de la place Maugrétout où est accroché le Saint-Graal. La mythique couille de Suisse en grès qu’il s’agit de déloger sous les encouragements des Compagnons.

La couille restera neutre

Bien connue à La Louvière, la Confrérie l’est nettement moins à Binche. Raison de cette incursion au cœur de la cité des Remparts. Elio di Rupo, Charles Michel et Raoul Hedebouw étaient de la partie… grâce au talent d’imitateur de Bernard Melchior. Moment d’émotion intense: l’hommage en musique rendu par Willy Poelaert à l’intention de son frère récemment décédé. Les larmes ont coulé sur beaucoup de joues. Des intronisés, oui, mais aucun représentant politique parmi eux. Neutralité de la Couille de Suisse oblige. Il n’empêche, d’excellents contacts sont entretenus avec les mandataires locaux (Pascal Hoyaux, Laurent Devin…). Sans oublier Paul Furlan qui fut le premier à parler de la CDS au Parlement Wallon et qui décrocha non pas la couille mais bel et bien un subside pour la plus sympa des confréries.

NG - équipe de rédaction

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