Vie locale - Le café Randaxhe, une vraie institution en Outremeuse

Le café Randaxhe, c’est une institution en Outremeuse. Aucun Liégeois n’imagine le quartier sans cet établissement emblématique. Entrer au Randaxhe, c’est comme remonter le temps.

«Effectivement, sourit le patron, Georges Debiolle. Le décor intérieur n’a pas été modifié depuis 1969. Les clients sont attachés à nos tables, à nos banquettes de bois. Si jamais je voulais changer le mobilier, le moderniser, je suis sûr que je perdrais une bonne partie de ma clientèle

La maison où est installé le café Randaxhe, à l’angle de la Chaussée des Prés et du boulevard de l’Est, juste devant la place de l’Yser, date de 1896. Est-ce que le café remonte à cette date? Georges Debiolle: «Franchement, on n’en sait rien. tout comme on ne sait pas si l’origine du nom du café fait référence à son premier propriétaire. Une chose est sûre, par contre: en 1917, le café Randaxhe existait déjà, il a donc aujourd’hui au moins cent ans

Si on remonte plus loin dans le temps, à l’emplacement du café existait jadis… une église, dont on peut encore retrouver une partie des traces dans les caves de la maison.

Depuis 1972

Plus près de nous, comment l’actuel patron, Georges Debiolle, est-il arrivé au café Randaxhe? «Je suis arrivé ici en 1972. A l’époque comme garçon au restaurant qui se trouvait à l’étage du café. J’y suis resté pendant deux ans, puis je suis passé au café

Georges Debiolle, qui est originaire de Thimister, est arrivé à Liège à l’âge de 11 ans. Depuis, il est devenu plus liégeois que bien des Liégeois. Entre-temps, il a fait ses études à l’école d’hôtellerie de Liège, a travaillé pendant ses études au Val d’Amblève, avant de venir entamer sa carrière professionnelle au café Randaxhe.

Aujourd’hui, 45 ans plus tard, il jette un coup d’œil dans le rétroviseur. «C’est le 1er janvier 1991 que je suis devenu le patron du café Randaxhe, succédant ainsi à mes deux précédents patrons, M. Faumas, puis son épouse, Mme Zambarda. En 1996 ont eu lieu les travaux de transformation du carrefour en face du café, avec la création de l’actuel rond-point. C’est grâce à cela que j’ai pu agrandir la terrasse. Aujourd’hui, elle compte 172 places. La même année, en 1996, j’ai aussi fait installer une verrière tout le long des vitres du café, avec un chauffage intégré. C’est ainsi que nous avons eu la première terrasse chauffée de cette manière à Liège

Entre-temps, le restaurant du premier étage, après avoir connu plusieurs exploitants, n’existe plus, même si le mobilier est toujours en place au-dessus du café.

Un café sans jeux

Georges Debiolle: «Le café Randaxhe est aussi l’un des seuls cafés à Liège à n’avoir pas de jeux. Au début des années 80, il y a eu un bingo, mais il n’est restéque quelques mois. Je préfère garder l’intégralité de la salle pour mes clients plutôt que pour des joueurs

La clientèle, justement, comment a-t-elle évoluédepuis le début des années 70?

«Avant, nous avions beaucoup plus de gens du quartier qu’aujourd’hui. De nos jours, nous avons une clientèle plus diversifiée, avec pas mal de touristes en fin de semaine. Le café Randaxhe est d’ailleurs référencé dans le guide du Routard depuis six ou sept ans. Longtemps, nous avons bénéficié de la présence du Théâtre de la Place, qui nous amenait pas mal de monde avant ou après les spectacles. C’était le même phénomène avec le Cirque Divers d’Antaki en Roture: nombreuses étaient les personnes qui venaient boire en verre en début de soirée avant d’aller poursuivre la soirée au Cirque Divers

Aujourd’hui, l’auberge de jeunesse toute proche amène aussi des clients, tout comme la brocante du vendredi matin à Saint-Pholien et, surtout, la Batte du dimanche: «Pas mal de clients de la Batte viennent garer leur voiture ici tout près» explique Georges Debiolle.

Le café Randaxhe est ouvert sept jours sur sept, dès 8 heures du matin et jusqu’à minuit…

L.M. - équipe de rédaction

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