Vie locale - Denis K sort un nouvel EP: mini-album, grand disque

On avait apprécié son premier effort studio, porté par le single «nos vies, nos bordels». Mais ici, Denis K bascule définitivement dans la cour des grands. Dès les premiers accords de «Au temps d’ici», on pense à du Bashung. Tout y est : poésie à fleur de peau, mélodies somptueuses, interprétation tout en subtilité, mélancolie douce... Il faut dire que Denis K s’est donné les moyens de ses ambitions en engageant Frédéric Lo à la production. L’homme a travaillé avec Daniel Darc, Stéphane Eicher, Alain Chamfort... «Je l’ai rencontré grâce à Cali, explique Denis Koener. J’avais envie de travailler avec lui depuis des années, je suis très heureux qu’il ait accepté de travailler sur mes morceaux. Nous avons enregistré dans son studio à Paris. Il a apporté une touche assez classe à mes compositions, et m’a permis de canaliser mon côté un peu brut de décoffrage», reconnaît-il.

Le disque, il est vrai, a de l’allure. «L’horizon des fous», «Pour voir la vie en en bien plus grand»... Impossible de ne pas songer aussi à du Benjamin Biolay. On lui fait la remarque. Il acquiesce. «Vous citez Biolay, Bashung... Ce sont des artistes que j’adore. La comparaison me flatte. Même si tout cela est bien involontaire. Et je ne pense pas être encore à leur niveau», sourit-il humblement. «D’autant que mes influences, c’est plutôt Radiohead, les Pixies, Neil Young, le folk américain».

Mélancolie

Pourtant, nous ne sommes pas les seuls à trouver quelques qualités aux morceaux du Bouilonais. Adoubé par Cali, avec qui il a partagé l’affiche aux Francofolies, il a aussi rencontré Armand Méliès, «avec qui le courant est bien passé» et dont il a assuré la première partie. Idem pour la Grande Sophie, pour laquelle il a ouvert.

«Mon rêve, ce n’est pas de devenir célèbre grâce à ma musique. C’est simplement de pouvoir en vivre, de faire des tournées, de partir à la rencontre des gens. De savoir que ce que j’écris peut toucher quelqu’un, c’est formidable, je ne demande pas beaucoup plus», confie cet écorché-vif, que l’on peine à voir dans un registre plus joyeux. La mélancolie, chez Denis K, s’échappe à chaque note.

En concert le 12 mai à Chiny

L’artiste a commencé à tourner avec ses nouveaux morceaux. Il a joué récemment dans son fief, à Bouillon, devant un public conquis. Il sera le 12 mai au centre culturel du Beau Canton à Chiny. D’ici là, on vous conseille chaudement l’écoute de ce mini-album avec lequel Denis Koener a largement de quoi «voir la vie en bien plus grand». En beaucoup plus grand...

LM - équipe de rédaction

Autres actualités à Vie locale

Articles les plus populaires

Les promotions autour de Vie locale