Vie locale - Des appels pour abandon reçus tous les jours!

Il n’aura pas fallu longtemps au refuge «Un toit pour eux» pour afficher complet. Avant même de recevoir l’agrément définitif le 31 mars dernier, toutes les cages étaient déjà remplies. «Nous pouvons accueillir entre 7 et 9 chiens, précise le président de l’ASBL Alain van Aelst. Nous voulons rester un refuge à taille humaine afin de sociabiliser les animaux et ainsi faciliter leur adoption.» Les chiens arrivent au refuge de trois manières différentes. «Il y en a que l’on trouve en rue. Mais bien souvent, les maîtres viennent les récupérer. Ensuite, il y a ceux que l’on abandonne.» Depuis le 22 janvier, date de l’agrément provisoire, «Un toit pour eux» a déjà enregistré 18 abandons. «Ce n’est rien comparé au nombre de demandes que nous recevons. Nous avons des appels tous les jours! Mais vu notre capacité, nous ne pouvons toutes les accepter…»

Et Alain van Aelst de déplorer cette situation: «Bien souvent, ce sont des propriétaires qui n’assument pas la fin de vie de leur compagnon. Pour éviter des frais de vétérinaire, ils les abandonnent. Pis encore: certains, pour éviter des frais d’abandon, prétendent avoir trouvé l’animal dans la rue… Mais il faut savoir que lorsqu’un animal est trouvé, nous devons attendre 15 jours avant de pouvoir le mettre à l’adoption

Beaucoup de petits chiens

Les petits chiens sont également davantage touchés par cette réalité. «Généralement, on nous amène des chiens car ils appartenaient à une vieille dame placée en maison de repos. Ce sont plutôt des petits chiens, assez âgés. Et comme la famille ne veut pas s’en occuper, ils sont abandonnés», explique-t-il.

Le refuge a déjà accueilli 30 chiens, trouvés ou abandonnés. Parmi ceux-ci, certains ont retrouvé leur maître tandis que 13 autres ont été adoptés. «Ce n’est pas facile car certains chiens veulent rester avec nous»

Le refuge a également été contacté pour s’occuper d’éventuelles saisies. «Il n’y a aucun problème pour que nous aidions afin d’attraper les animaux à saisir. Mais nous ne pourrons pas tous les accueillir.» Jusqu’à présent, les bénévoles d’«Un toit pour eux» n’ont pas dû intervenir dans ce cadre-là. «Par contre, nous avons déposé plainte pour maltraitance contre le propriétaire d’Enzo, retrouvé agonisant en rue.» Aujourd’hui, le Rott Weiler se porte mieux mais restera au refuge jusqu’à la fin de ses jours.

«Un toit pour eux» n’a donc pas dû attendre longtemps pour montrer son utilité. Sans subside, il a cependant besoin de dons pour continuer à fonctionner. Il y a quelque temps, ils ont lancé une collecte de 12.000 euros pour l’achat d’un véhicule équipé. «Si nous n’avons pas atteint le montant d’ici un mois, les dons seront rendus», commente Alain van Aelst. Pour l’instant, la cagnotte peine à atteindre les 1.000 euros.

www.untoitpoureux.be

L.C. - équipe de rédaction

Autres actualités à Vie locale

Articles les plus populaires

Les promotions autour de Vie locale