Vie locale - Matmatah se reforme et revient neuf ans après

Il y a des passions que le temps ne pourra jamais effacer. Après neuf ans d’absence, le groupe rock Matmatah, s’est reformé et a entamé une nouvelle tournée depuis le début de l’année. Leur prochain concert aura lieu à Bruxelles à La Madeleine le samedi 28 avril. «On a toujours fait des concerts dans les pays francophones et je ne vois pas pourquoi on changerait avec notre retour», explique Tristan Nihouarn dit «Stan» célèbre chanteur du groupe.

Matmatah, c’est un groupe breton des années 1990 qui a connu son 1er concert en 1995. «C’est surtout une bande pote, on a décidé qu’on était un groupe avant même de jouer», raconte Tristan. Très rapidement, le groupe fait un tabac avec une méthode bien particulière. «On jouait dans les bars et on avait des reprises de chansons mais au milieu de ça on mettait des chansons à nous et on a fait connaître notre musique comme ça», poursuit-il. Si au début le groupe sort un deux titres auto-produit et auto-distribué. «On avait un pote qui livrait les CD dans les magasins tous les matins en 4L», s’amuse-t-il. La suite, c’est la sortie du premier album «La Ouache» en 1998 et un tube repris par toute la francophonie avec «Lambé An Dro». Trois albums plus tard et autant de succès, le groupe décide d’un commun accord de se séparer en 2008 après quelques concerts d’adieu. «C’est la fatigue et l’usure qui nous a fait arrêter, on voulait vivre nos vies sans être tout le temps en tournée».

«Le retour en studio a tout changé»

«C’est en 2015, pour les 20 ans du groupe qu’on a sorti un album hommage avec quelques chansons inédites qui étaient restées incomplètes. Le retour en studio a tout changé. On s’est pris à notre propre jeu et on a commencé à parler d’une éventuelle réformation», continue-t-il. Alors pour revenir sur scène, le groupe veut du neuf, en premier avec de nouveaux membres et aussi un nouvel album «Plates Coutures». «C’est un album qui a des textes un peu en colère, certains où on ne comprend pas grand-chose mais aussi des textes qui parlent d’amour et de sexe un peu ce que tout le monde vit», raconte Emmanuel Baroux, le nouveau guitariste et chanteur qui explique son intégration dans le groupe. «Au début, on voit les automatismes qu’ils ont à travailler ensemble et on essaye de donner son avis. Pour mon bizutage? C’est surtout moi qui les aie bien bizutés», s’amuse-t-il. Une nouvelle mayonnaise pleine de bonne humeur qui a l’air de prendre puisque partout où ils passent les concerts sont toujours sold-out et ce même à Bruxelles.

L.C. - équipe de rédaction

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